5.20.2011

Des S pris dans le KK de JC (Kro-nique de l'inFaMIe)

Quelques éléments incitant à douter

de l'existence physique de Jésus Christ

Depuis quelques décennies, évoquer le caractère légendaire d'Adam ou de Noé ne pose plus de problème à l'Église. En revanche, soulever la question de l'historicité de Jésus suscite un malaise qui confine à la panique. Il n'est pas difficile de cerner les causes de ce malaise : l'historicité de Jésus Christ ne peut être mise en doute, les principaux événements de sa vie, ses paraboles, son enseignement ne peuvent être soumis à discussion, sans que l'on relativise en retour le pouvoir d'une institution gouvernant un milliard d'âmes. Contrairement à l'Ancien Testament, qui traite de la première Alliance passée entre Dieu et les hommes, Alliance qui dans la vision chrétienne du monde a échoué, le Nouveau Testament a la prétention de rendre compte de l'Alliance en vigueur aujourd'hui, du Plan de Salut destiné à nos générations depuis 2000 ans. Si la tirade du Christ au premier pape supposé (" Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église ") était reconnue interpolée, que faudrait-il penser de celui qui s'en proclame le successeur?


Reposer sur la terre

Ajoutons à cela qu'il existe un certain nombre de blocages dans le mode de fonctionnement de l'Église, qui l'empêchent de nuancer des affirmations essentielles - celles présentées à l'adhésion des fidèles comme " vérités de foi " par le magistère extraordinaire de l'Église (les dogmes, du grec dogma, opinion). Le vulgum pecus catholique n'a pas le droit de s'interroger à leur propos, puisqu'elles sont une partie intégrante de la Révélation. Or certaines font directement référence aux Écritures : la virginité de Marie, le sacrifice expiatoire de Jésus sur la Croix, son procès placé sous Pilate (seul personnage historique apparaissant dans le Credo)...




Pauvreté des sources profanes

Pour se faire une idée du Jésus historique, il faudrait d'abord chercher nos renseignements dans la littérature profane contemporaine des faits allégués, puisqu'elle seule n'est pas a priori altérée par des considérations religieuses. Mais les textes qu'on nous propose sont problématiques.

1) Carence des témoignages païens

Eusèbe a fait justice des Procès-verbaux de Pilate, dont se targue Tertullien. Nous ne possédons aucun acte officiel des autorités romaines se rapportant à Jésus.

Les auteurs du Ier siècle ne sont guère plus loquaces :

- Pline l'Ancien (23-79) ne souffle mot de Jésus ni d'une communauté chrétienne de Jérusalem, alors qu'il visite la Palestine trente ans après les événements supposés et qu'il prend soin de noter la présence des esséniens;

- même silence chez Perse (34-62), chez Martial (40-104), chez Sénèque (-4-65) bien qu'on ait fabriqué de toutes pièces une correspondance entre ce philosophe et St Paul ;

Les témoignages du IIe siècle nous sont d'une très faible utilité :

- Tacite (55-120), dans un texte de ses Annales, composé vers 115, aurait raconté la persécution des chrétiens de Rome par l'empereur Néron. Celui-ci les aurait accusé d'avoir allumé l'incendie qui ravagea la Ville en l'an 64. Tacite est censé avoir précisé que le nom de ces chrétiens " leur venait de Christ qui sous Tibère, fut livré au supplice par le procureur Ponce Pilate ". Mais, comme l'ont prouvé les historiens critiques, ce pseudo-témoignage est une interpolation;

- Pline le Jeune (62-114), gouverneur de Bythinie, demande à son ami l'empereur Trajan en 112 " comment il convient de se conduire à l'égard des chrétiens ". Mais il ne nous apprend rien sur l'existence de Jésus. Tout juste signale-t-il l'existence d'une communauté chrétienne au début du IIe siècle, mais l'on ne prouve pas l'historicité d'un dieu par la croyance de ses fidèles, sinon il faudrait croire à celle d'Hercule, de Marduk, d'Apollon, d'Asclépios dont les anciens vénéraient les tombeaux, respectivement à Cadix, Babylone, Delphes, Épidaure...;

- Suétone (69-125), dans sa Vie de Claude, écrit que l'empereur " chassa de Rome les juifs qui s'agitaient sans répit à l'instigation de Chrestus ". L'opération se passe en 50 - or l'on fait mourir Jésus aux alentours de l'an 30. De plus, Christos et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant " l'oint " (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par " le bon " et faisant parfois office de nom propre (le préfet du prétoire Ulpien avait un adjoint qui portait ce nom, par exemple). On ne tire pas grand chose de tels passages.

- les autres auteurs païens, comme Plutarque (46-120) ou Juvénal (60-140), sont d'un silence imperturbable sur la personne de Jésus.


Eclairer le monde

2) Carence des témoignages juifs

Carence d'autant plus surprenante que Jésus doit avoir vécu parmi ce peuple et qu'il est l'un des siens.

- Aucune allusion dans Philon d'Alexandrie (-13-54), qui a écrit plus de cinquante traités, dont une Ère de Pilate, et dont la philosophie du Logos ressemble à s'y méprendre à celle des anciens chrétiens;

-Rien dans l'Histoire des Juifs de Juste de Tibériade, au nom qui rappelle sa Galilée natale, où il a vécu et combattu les Romains;

- Peut-on faire mention du témoignage de Flavius Josèphe (38-94)? Dans ses Antiquités judaïques, on a cru trouver un passage significatif où l'historien évoque en Jésus " un homme sage, si toutefois il est permis de l'appeler un homme ", qui " était le Messie ". Il est aujourd'hui établi que ce passage est une forgerie chrétienne que ce juif pharisaïque n'aurait pu écrire sans aussitôt " courir au baptême ". Origène (185-354) assure que Josèphe " n'a pas montré que Jésus est le Christ " : l'ajout a donc été effectué par la suite;

- Le prétendu témoignage du Talmud est inconsistant. Le recueil a été composé trop tard pour qu'on lui accorde créance. La légende du soldat romain Panthera et de la " prostituée juive " Marie, reprise plus tard par le païen Celse, n'est visiblement qu'une caricature des Évangiles et un morceau de polémique antichrétienne.

Que conclure du silence abyssal des auteurs profanes? Il nous permet dans un premier temps d'apprécier à leur juste valeur les allégations des apologistes traditionalistes, dont certains ne craignent pas d'écrire qu' " il n'est guère de ses contemporains (à Jésus), même illustres, sur lesquels nous soyons aussi bien renseignés " (Raffard de Brienne)! Au mieux, nous pouvons accorder que ces textes, lorsqu'ils n'ont pas été remaniés, nous narrent les débuts des premières communautés chrétiennes, dans le premier quart du IIe siècle. Ce dont personne n'avait douté, puisqu'il faut un début à tout...

Quant à la vie de Jésus proprement dite, à son enseignement, à sa mort sur la croix et à sa Résurrection, il faut se résigner à ne les chercher que dans les documents chrétiens. Ces documents constituent notre seule et unique source. Pouvons-nous nous y fier ?

Les Évangiles et la question de leur datation

1) Position du problème

Les sources chrétiennes dont nous disposons se réduisent au Nouveau Testament. Dans ce recueil de vingt-sept livres, seuls les quatre Évangiles (du grec eu-aggelion, " bonne nouvelle ") décrivent les épisodes détaillés de la vie de Jésus et nous entretiennent des grands traits de sa prédication. Les Actes des apôtres ne retracent que l'histoire des premières missions chrétiennes, l'Apocalypse est un livre ésotérique et les Épîtres sont des écrits épistolaires relatant les difficultés rencontrées par les apôtres dans la propagation de leur foi.

On ne sait rien des prétendus rédacteurs des Évangiles, Matthieu, Marc, Luc et Jean, sinon ce qu'en rapportent d'improbables traditions qui ne s'accordent pas sur leurs origines. Les exégètes catholiques ont garanti la teneur des Évangiles par le fait que tous quatre avaient été témoins privilégiés (et certains oculaires) des événements. Rien n'est moins sûr.

A défaut de connaître l'auteur d'un texte (ce qui est gênant mais non rédhibitoire), il faut au moins, pour juger de la crédibilité qu'il convient de lui attribuer, évaluer la date de composition de ce texte afin de s'assurer qu'elle ne s'éloigne pas trop des faits qu'il rapporte. Plus elle s'en écarte, plus les faits risquent d'être dénaturés.

Dans le cas des Évangiles, le problème de datation ressort de l'absence des originaux des documents. Les plus anciennes copies complètes, le codex Vaticanus et le codex Sinaïticus, ne remontent qu'au IVe siècle, rendant vaines analyses d'encre et études paléographiques. Les exégètes se sont donc lancés dans une étude interne, afin d'observer si le contenu des textes nous informait sur l'époque de leur rédaction. Beaucoup s'y sont cassé les dents. La question suscite de vives querelles car de la réponse qu'on y apporte dépend la valeur testimoniale des Évangiles. Les conséquences doctrinales ne sont pas minces.



Traverser le désert

2) Les Évangiles ne sont pas des " premières mains "

Le texte des Évangiles que nous lisons aujourd'hui n'est pas une " première main " qui nous serait parvenue ne varietur. Ce texte est l'aboutissement d'un effort rédactionnel de longue haleine, le résultat de couches successives.

Les exégètes ont remarqué que les trois premiers Évangiles, ceux attribués à Matthieu, Marc et Luc, se ressemblaient suffisamment pour qu'on puisse établir entre eux des correspondances lorsqu'on les répartissait sur des colonnes parallèles - d'où leur nom d' Évangiles synoptiques. Des études ont montré qu'ils n'avaient pas été copiés l'un sur l'autre, compte tenu des contradictions qui s'y dévoilent.

On est un temps parvenu à la conclusion que Marc était le plus ancien de tous parce qu'il se retrouvait en entier dans les deux autres. Le " plus " que Matthieu et Luc ont en commun porte essentiellement sur des questions d'enseignement : il leur serait venu d'une seconde source, appelée Q (de l'allemand Quelle, " source "), qui aurait été constituée des Logia de Jésus, c'est-à-dire des paroles que celui-ci aurait prononcées durant sa prédication, sans la narration qui les accompagne d'habitude (cette source restant hypothétique dans la mesure où personne ne l'a retrouvée.) Le " plus " qu'ils auraient chacun pris isolément résulterait de traditions parallèles.

Mais les exégètes ont découvert, en scrutant les répétitions injustifiées de l'Évangile dit " de Marc ", qu'on croyait jusqu' alors tiré des souvenirs de l'apôtre Pierre, qu'il était lui aussi un document composite, compilation d'au moins deux traditions antérieures.

Les choses se sont encore compliquées dès qu'il est apparu qu'en certains endroits Matthieu et Luc étaient plus anciens que Marc! Il y aurait donc eu une rédaction de Marc avant Matthieu et Luc - et une autre après. A moins que Matthieu et Luc n'aient préféré se plonger directement dans les sources de Marc? A partir de là, les hypothèses sont allées bon train.

De plus en plus d'exégètes avancent que les Évangiles se sont constitués à partir " de sources lointaines, au moyen de petites unités rassemblées peu à peu, parfois sans lien (...) ". Des clercs auraient " rassemblés les prétendus "mémoires" glanés dans les églises, puis les collections ainsi faites se sont retrouvées dans les Évangiles sans qu'il y ait eu reproduction servile d'un recueil constitué ", comme l'écrit J.K Watson en reprenant l'idée du jésuite X.L.Dufour.

De quand datent les plus anciennes unités, les couches les plus proches des événements qu'elles sont censées relater?

Certains ont cru à une rédaction antérieure à l'année 70 puisque Marc prophétise la ruine de Jérusalem qui eut lieu précisément cette année-là. L'argument n'est valable qu'à condition que l'on dispose aujourd'hui du texte original, ce qu'il importe justement de prouver - et il se retourne vite contre lui-même puisqu'il suppose que le don prophétique de Marc est authentique et non construit après coup pour les besoins de la démonstration. Repousser au IIe siècle la totalité de la rédaction initiale n'est guère plus probant, sinon comment expliquer les passages manifestement anciens où le retour glorieux du Fils de l'Homme est annoncé avant que ne prenne fin la " génération des disciples "?

Il apparaît néanmoins qu'entre la rédaction initiale des plus vieilles unités, leur rassemblement et leur composition définitive, les étapes se multiplient - et le temps s'allonge. De nombreux passages ont un caractère trop théologique pour être d'origine : la formule trinitaire de Matthieu, par exemple, suppose une élaboration doctrinale invraisemblable dans les premières communautés; le Tu es Petrus, ignoré au IIe siècle par les docteurs et les apologistes comme Clément d'Alexandrie ou Irénée de Lyon, implique un certain développement de l'institution ecclésiale etc.

Les remaniements se comptent par centaine. S'ils varient parfois d'un exégète à l'autre, il est absurde d'en nier la réalité, eux seuls permettant d'expliquer les innombrables contradictions contenues dans les Évangiles, les multiples Jésus qu'on a pu y trouver. Ils suffisent à interdire d'attribuer à chaque Évangile une date fixe. " Chaque verset a son âge ", écrivait G. Las Vergnas, et il paraît vain de chercher à suivre leur évolution pas à pas.

3) Le témoignage des Pères de l'Église

Il y a mieux que l'étude interne, qui fait grande part à la subjectivité : c'est d'interroger les plus anciens auteurs chrétiens sur leur connaissance des Évangiles. Par leurs premiers lecteurs, nous saurons l'ordre d'apparition de ceux-ci et leur contenu primitif. La méthode n'est pas parfaite, mais elle a l'avantage de reposer sur du concret, quoique lacunaire.

En ce qui concerne l'ordre d'apparition des Évangiles dans l'histoire, une période butoir apparaît au premier coup d'oeil : les années 170. Les quatre Évangiles sont connus du Fragment de Muratori, écrit aux alentours de cette date, du Diatessaron de Tatien, qui en fait un amalgame autour de 172, et de St Irénée, vers 185. Quel que soit le texte que l'on privilégie, il n'y a pas à revenir sur la certitude (autant qu'on peut en avoir en histoire) qu'à partir de cette période l'Église primitive connaît les récits de Matthieu, Marc, Luc et Jean et leur porte assez de considération pour les préférer à la soixantaine " d'apocryphes " qui jusque là leur était concurrents et que l'Église citait régulièrement au cours du IIe siècle.

Il est permis de penser qu'alors ces quatre Évangiles n'ont pas une grande ancienneté, puisque St Justin les ignore, vers 160 (il ne possède que les Logia pour bâtir sa Vie du Christ). Ce qui ne signifie pas, naturellement, que tout ait été inventé après lui, mais que la construction de l'édifice évangélique n'était pas achevée lorsqu'il écrivait.

Peut-on tenter une date haute à la mise en circuit des différentes briques qui ont servi à bâtir cet édifice? A supposer qu'il faille croire Eusèbe qui écrivait au IVe siècle et qui nous offre plus d'une fois des preuves de sa non-fiabilité, la mention la plus ancienne que l'on possède des Évangiles serait celle de l'évêque d'Hiérapolis, en Phrygie, Papias, vers 150. Encore celui-ci ne connaît-il que Marc et Matthieu. L'Evangélion de Marcion, écrit vers 140, les ignore : on a même été jusqu'à penser que Luc l'aurait copié en se démarquant des options gnostiques de l'hérétique, ce qui est fort possible.

Mais est-on assuré du contenu des Évangiles de cette époque? Non. Si le nom de quelques évangélistes est attesté, nous ne savons rien ou presque du contenu des Évangiles qui leur sont attribués. Papias a lu deux Évangiles différents de ceux que nous connaissons, jugeant par exemple Marc " désordonné ", alors qu'il est reconnu que celui-ci pèche au contraire par excès d'organisation. Les polémistes païens comme Celse, Porphyre ou Tryphas, dans des controverses acerbes, n'ont-ils pas rejoint les craintes des chrétiens tels que Denys de Corinthe ou Irénée de Lyon, en condamnant le trafic des textes? Ils nous incitent à penser que pendant assez longtemps de " pieux auteurs " ont remanié les textes à leur convenance. St Jérôme, au IVe siècle, se plaindra encore de la falsification et du mélange des Écritures (le pape le chargera d'ailleurs de les " harmoniser " dans une version latine).

Il devient donc très vraisemblable qu'à la seconde moitié du IIe siècle si des bribes d'Évangiles existent certainement, si le nom de certains auteurs leur est déjà accolé, nos quatre Évangiles ne sont pas encore définitivement constitués. Cette étape ne sera franchie, au mieux, que vers 170. Ce n'est toutefois qu'au IIIe concile de Carthage, en 397, que le Nouveau Testament prendra sa forme actuelle (sans l'Apocalypse, qui pose d'autres problèmes). Soit au IVe siècle.

Nous sommes loin des dates habituellement avancées : Marc vers 65-70, Matthieu vers 75-90, Luc vers 65-80... - plus loin encore de l'optimisme démesuré de Tresmontant qui affirme que le récit de Matthieu date d'avant 36! Dans le meilleur des cas, de telles échelles ne peuvent jamais que situer la rédaction des quelques premières bribes évoquées plus haut, mais leur importance doit être tenue pour négligeable.

La rédaction définitive des Évangiles est donc à chercher beaucoup plus tard, plus de 100 ans après les événements qu'ils entendent relater. Elle a été précipitée pour supplanter les hérésies qui se répandaient, ce dont convient St Irénée. Il fallait faire coïncider les Écritures avec la foi des premières communautés. L.Rougier écrivait : " Les Évangiles sont rédigés pour l'endoctrinement des néophytes, la réfutation des hérétiques, la confusion des juifs endurcis, les besoins de la liturgie ".

Comme ils n'ont été formés qu'en vertu de critères théologiques, en reprenant à leur compte un ensemble de traditions écrites et orales, dont le genre veut que la dominante soit hagiographique, les Évangiles nous renseignent davantage sur la foi des premiers chrétiens (ils en sont l'expression) que sur Jésus lui-même - si toutefois il a existé, ce dont nous sommes en droit de douter sérieusement comme nous allons le voir. Se frayer un chemin à travers les amplifications catéchétiques opérées par les correcteurs au cours des deux premiers siècles et les erreurs des copistes (on écrivait alors sans séparer les mots) relève de la gageure. Le prudent Père Lagrange estimait que les Évangiles étaient " insuffisants comme documents historiques pour écrire une histoire de Jésus Christ " : selon lui, ils en étaient plutôt un " reflet ". Un reflet déformant jusqu'à quel degré?



Etre son reflet


Jésus at-il manger des champignons magiques À Cène?

SANTA CRUZ, Californie (Flash sans fil) - Chew à ce sujet: Un ethnobotaniste à Santa Cruz, en Californie, pense Jésus était grignotant champignons magiques à la dernière Cène. Clark Heinrich dit que l'homme a connu les effets psychédéliques des champignons depuis des milliers d'années avant Jésus-Christ - et figuré le Roi des Rois probablement allumé ainsi.
En fait, il pense que Jésus a été élevé sur shroom psychédélique »connu sous le nom" amanite tue-mouche "qui a été salué pour son goût ainsi que de ses voyages.

Heinrich dit le champignon ressemble à du pain pita et quand imbibé d'eau, il se sent exactement comme la peau humaine. Il chiffres c'est le pain que Jésus faisait allusion à la dernière Cène, quand il dit: «mangez ce pain, ceci est mon corps."

Mais ce n'est pas la façon dont Jésus seul peut avoir distribué des drogues psychédéliques. Heinrich dit que les gens qui mangent beaucoup de champignons ont une urine brun-orange qui est encore plus hallucinogènes - et les chiffres de l'eau changée en vin tout-puissant par sifflant dans une cruche de cinq gallons de H20.

Heinrich est l'auteur d'un nouveau livre, "Champignons magiques dans la religion et l'alchimie" (Park Street Press)
Les récits de la Nativité

1) date de naissance ?

L'Évangile de Marc, considéré comme le plus ancien par la plupart des spécialistes, n'en dit mot. L'Evangélion de Marcion, certainement antérieur aux Évangiles, raconte comment un Jésus déjà adulte descendit sur Terre autour des années 30. Phénomène curieux, ses adversaires du IIe siècle ne le réfutent par aucun argument de nature historique, aucun témoignage, mais par une prophétie d'Isaïe...

C'est donc peu avant la moitié du IIe siècle, que les fidèles commencent à réfléchir et à tenter de situer chronologiquement un fait qui aurait eu lieu environ 150 ans auparavant... D'où les contradictions étonnantes que rencontre l'exégète dans les récits évangéliques dits " de la Nativité " - et la question posée dès le début de la valeur testimoniale à leur accorder. Ne devrait-on pas penser qu'une date de naissance est un fait brut et non une élaboration théologique ultérieure?

Ces contradictions, par quelque biais qu'on les prennent, sont insurmontables. Elles ne peuvent en aucun cas s'accorder.

A première vue, Matthieu et Luc sont sur la même fréquence. Pour le premier, le Christ est né " au temps du roi Hérode ". Pour le second, Marie conçoit six mois après sa cousine qui, elle, conçoit " aux jours Hérode, roi de Judée ". Les deux évangélistes situent donc la naissance du Christ au plus tard en -4, puisque les historiens admettent qu'Hérode le Grand est mort à cette date .

Mais le même Luc (est-ce vraiment le même Luc, d'ailleurs?) vient tout compliquer. Il précise que Jésus vient au monde pendant le premier " recensement de Quirinius ", gouverneur de Syrie. Ce premier recensement est connu : il fut ordonné par Rome pour fixer les taxes directes en Judée, en 6 de notre ère. Ce qui fait au moins 10 ans d'écart avec la datation précédente. L'incompatibilité est totale : Jésus est au seuil de l'adolescence chez Matthieu tandis qu'il vient de naître chez Luc.

Luc nous apprend plus loin que Jean Baptiste prêche en " l'an quinze du principat de Tibère ", soit en 28, et que Jésus commence peu après sa vie publique à " environ trente ans ". Une soustraction suffit à démontrer qu'il se trompe, puisque 28-6 =22 et non " environ trente "... Encore une erreur de prés de 10 ans.

Voilà des estimations bien approximatives. Il est absolument certain qu'au moins un des deux évangélistes se trompe, si ce ne sont les deux à la fois.

Des chercheurs ont tenter de sauver la datation biblique. G.Messadié, par exemple, s'inspirant des travaux de Hughes, croit que l'étoile des mages est la conjonction spectaculaire, dans la constellation des Poissons, de Jupiter, la planète des rois, et de Saturne, le protecteur d'Israël. Cette conjonction, qui a eu lieu en -7, serait assez rare (elle se produit tous les 139 ans et tous les 900 ans dans la constellation du Poisson) pour avoir fortement marqué les esprits. Mais à moins de croire aux prédictions astrologiques, il n'y a à tirer de cette hypothèse si ce n'est l'inverse de ce que postulent ses auteurs : une date de naissance fabriquée après coup en raison de son symbolisme.

L'étoile qui guide les mages venus d'Orient vers l'enfant Jésus répond plutôt à la prophétie de Balaam : " Un astre issue de Jacob devient chef, un sceptre se lève issu d'Israël ", tandis que leur offrande répond à Isaïe. A noter que, dans les Évangiles, les mages ne sont pas au nombre de trois, ni même qualifiés de " rois ". Ces enluminures sont le fait des apocryphes. Les noms qui les ont popularisés n'apparaîtront qu'au VIIIe siècle (leur arrivée à l'Épiphanie correspond à l'antique fête des Saturnales, où l'on tirait au sort un roi-bouffon grâce à une fève placée dans un gâteau).

La computation du moine scythe Denys le Petit au VIe siècle, qui fit naître Jésus en l'an 1 et fixa l'ère chrétienne, ne repose ainsi que sur d'astucieuses jongleries dont le but était de démontrer la cohérence interne de récits qu'il était jugé inadmissible de penser contradictoires. Et voilà tout notre calendrier à revoir.

Ajoutons que la date du 25 décembre ne nous est livrée par aucun des Évangiles. Elle apparaît pour la première fois au IVe siècle. À l'époque, pour des raisons stratégiques aisément compréhensibles, l'Église de Rome crut habile de faire correspondre la naissance du Christ avec la naissance du dieu Mithra qu'on célébrait au solstice d'hiver sur la colline du Vatican (moment propice où le soleil effectue sa remontée dans le ciel, d'où son nom de Sol Invictus, fête du " soleil invaincu "), avec un léger retard de deux jours qui se retrouve aujourd'hui. La fameuse bûche de Noël est un vivant souvenir de cette tradition solaire indo-européenne. Avant de s'être métamorphosée en pâtisserie, cette bûche s'enflammait réellement dans l'âtre et restituait par analogie un peu de la lumière attendue depuis des mois.



Contraindre le feu

Pour expliquer la date de naissance de Jésus rapportée par les évangélistes, le mythologue Guy Fau a soulevé une hypothèse qui a le mérite de coller à la mentalité et aux usages juifs du Ier siècle :

Les juifs, écrit-il, ne se contentaient pas d'attendre vaguement la venue du Messie, ils savaient à quelle époque il devait paraître, car des prophéties permettaient de prévoir la date de cet événement (...) Flavius Josèphe, écrivant avec prudence à l'usage des Romains, signale discrètement qu'une prophétie est à l'origine de la révolte de 67 : " Ce qui excita les Juifs à la guerre, c'était un oracle équivoque des Écritures annonçant qu'un homme sorti du pays deviendrait ALORS le maître du pays"(Guerre des Juifs, VI-5). Les Romains aussi connaissaient cette prophétie, et Suétone nous apprend qu'ils tentèrent de la détourner au profit de Vespasien : cela ne pouvait convenir aux juifs! Or l'oracle n'était pas du tout équivoque, mais fort clair ; il s'agit de la parole de Jacob : "Le sceptre ne sera pas ôté de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Shiloh (l'Envoyé?), à qui tous les peuples obéiront " (Genèse, XLIX-10). Sous réserve de la traduction exacte de "Shiloh", qui a donné lieu à bien des commentaires mais où tout le monde s'accordait à voir une désignation du Messie, la date prévue peut être fixée avec exactitude. Le sceptre est sorti de Juda en -40, lorsque l'usurpateur Hérode (le grand) s'est fait reconnaître roi, avec l'appui des Romains, à la place du descendant légitime. Mais sous le règne d'Hérode, la Palestine est encore restée indépendante, il y avait encore une apparence de "sceptre". Par contre, cette apparence même a été détruite en +6, lorsqu'un procurateur romain s'installa en Judée. En négligeant le règne d'Hérode, sous lequel il ne s'était rien produit, le Messie devait donc paraître, soit à la mort d'Hérode (-4), soit, au plus tard, en +6. Et telle est l'origine des dates attribuées à la naissance de Jésus : Matthieu le fait naître dans la dernière année d'Hérode (-4), Luc au temps du recensement (+7), car on ne pouvait hésiter qu'entre ces deux dates, séparées par un intervalle de 10 ans. Sur le choix de la date exacte, il faut croire qu'on ne s'était pas mis d'accord (...) La naissance de Jésus n'est donc pas rattachée à un fait historique, mais à une prophétie.

Cette démonstration est assez éclairante.

2) Lieu de naissance ?

L'évangéliste présumé le plus ancien, Marc, donne à penser que Jésus est né à Nazareth, en Galilée, tandis que Matthieu et Luc le font naître à Bethléem en Judée : nouvelle contradiction . Comment trancher?

Allons pour Nazareth, en Galilée. Jésus n'est-il pas appelé " le Nazaréen "? Mais l'adjectif nazaréen entendu comme " homme du village de Nazareth " résulte d'une erreur de traduction de compilateurs tardifs. " De Nazareth " ou " nazaréthain " se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nazarenos, Nazôraios ni même Nazarénos comme on le trouve dans les Évangiles (= " nazaréen "). Si dérivation il y avait, elle serait telle qu'elle prendrait figure d'exception. Le " nazaréen " se rapproche plus certainement du nâzir hébreu qui désigne " le saint " ou " le consacré ".

Circonstance aggravante pour Nazareth, aucun auteur du Ier siècle, juifs y compris, ne mentionne le nom de la bourgade. Elle n'apparaît dans les textes qu'à la fin du IIe siècle .

Jésus serait-il né à Bethléem? Pas si simple. A nouveau, il est tentant de se demander si, conformément à leurs traditions, les rédacteurs n'auraient pas cherché directement la réponse à leur question dans les textes prophétiques. On trouve chez Michée l'information que le Sauveur naîtra à Bethléem : " Et toi (Bethléem) Ephrata, le moindre des clans de Juda, c'est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël ". La bourgade est, ne l'oublions pas, celle dans laquelle David aurait reçu l'onction royale - riche symbole.

On sait qu'aux environs de Bethléem, des païens célébraient la naissance du dieu des céréales Tammouz (Adonis). Comme Hermès, Dionysos, Mithra ou Zeus, le dieu phénicien naissait dans une grotte, autre symbole, celui de la Terre-mère, de la matrice universelle - c'est bien ainsi, d'ailleurs, que nous représentons encore la crèche de Noël, popularisée au XIIIe siècle par St François d'Assise, à laquelle la tradition a ajouté le " boeuf et l'âne ", pour confirmer une prophétie d'Isaïe délaissée par les évangélistes. Les premières communautés chrétiennes ont donc investi ce site avec le désir de s'approprier un lieu sacré.

Non seulement on ne peut trancher en faveur de l'une ou de l'autre hypothèse mais elles apparaissent aussi invraisemblables l'une que l'autre. Contresens, reprise d'un mythe folklorique inséré dans la vie du Christ, justification a posteriori d'anciennes prophéties : autant de signes qui appellent à la méfiance.


Dans le ciel, je me promène

3) Les parents de Jésus?

Si Matthieu, Luc et Jean désignent Joseph comme père de Jésus, il n'en va pas de même pour Marc, qui n'en dit pas un mot.

A en croire Matthieu et Luc, Joseph descend du roi David, ce qui est tout à fait dans la ligne des croyances messianiques de l'époque, mais il en descend par Jacob pour Matthieu et par Héli pour Luc. En remontant la généalogie jusqu'à Abraham, l'un compte 40 degrés, l'autre 56; de David à Jésus ; 26 noms sont recensés par le premier, 42 pour le second. C'est ennuyeux, surtout pour les absents : quelque 16 générations! Mais l'essentiel n'était-il pas que Zacharie ait annoncé que le Messie serait de la " maison de Joseph "?

Pour Marie, les renseignements sont aussi parcimonieux. Remarquons que l'on comprend mal l'intérêt de généalogies davidiques, si Joseph n'est que le père adoptif de Jésus, comme on l'enseigne. Cette contradiction ne s'explique que si les informations portant sur la virginité de Marie sont venues dans un second temps s'intégrer dans les récits de la Nativité. Marc reste d'ailleurs muet sur cette exception anatomique, dont la mariologie s'est emparée. Et l'apôtre Paul n'écrit-il pas que le Christ est " né d'une femme " - et non d'une vierge?

La virginité est typique du milieu gréco-romain où sont rédigés les Évangiles et dans lequel on cherchait à répandre la " bonne nouvelle ". Dans la mythologie païenne, Persée naît de Danaé fécondée par une pluie d'or, Apis est le fruit d'une génisse fécondée par un rayon de soleil, Attis naît de Nana après qu'elle a mangé une grenade... Les naissances miraculeuses étaient aussi attribuées aux sages et aux grands philosophes, tels que Pythagore, né d'Apollon et de la vierge Pythais, ou Platon, fils de Périctone et du même Apollon. Par ce procédé narratif, les anciens exprimaient couramment le caractère divin ou exceptionnel de l'être vénéré. Les chrétiens l'employèrent avec d'autant plus d'empressement que, dans leurs pays de mission, il apportait une preuve supplémentaire de la divinité de Jésus (ils croyaient en trouver une justification dans la Bible des Septante, qui semblait faire référence à une vierge à venir - problème : la Septane avait incorrectement traduit halamah, terme hébreu qui ne désigne pas une vierge mais une " jeune femme ").

Plus généralement, l'incarnation (le fait qu'un dieu prenne une apparence humaine) est profondément étrangère au monothéisme juif du Ier siècle, alors qu'elle est habituelle chez les païens depuis des millénaires. Ne songeons qu'aux pharaons d'Egypte.

D'autres mythes païens ont influencé les premiers chrétiens dans leur représentation des parents de Jésus. La résignation de Joseph à son sort peu enviable est identique à celle d'Amphitryon dont la femme Alcmène partage sa couche avec Zeus - Alcmène, qui a droit comme Marie à son Annonciation en la personne du prophète Tiresias, dont les paroles (" Réjouis-toi, toi qui a mis au monde le plus vaillant des hommes... ") rappellent étrangement celles de l'ange Gabriel : " Réjouis-toi, comblée de grâces (...) Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils (...). Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut ".

L'imagerie de Marie s'est aussi largement inspirée de la statutaire antique, des déesses à l'enfant et notamment des statues d'Isis, déesse égyptienne de la Lune, au manteau bleu constellé d'étoiles, qui tient serré dans ses bras l'enfant Horus emmailloté. Le mois de mai, aujourd'hui consacré à Marie, l'était naguère à Cybèle. Anahita aussi était dite Immaculée, l'Ishtar d'Arbèle était célébrée le 15 août, fête reprise plus tard par la mariologie... etc.

La Passion du Christ

1) La Cène

La Cène (du latin cena, " dîner ") serait le dernier repas pascal du Christ. Elle ouvre le cycle de la Passion, période au cours de laquelle, selon l'interprétation chrétienne, le Fils de Dieu endure des souffrances ayant valeur rédemptrice pour le genre humain.

Durant la Cène, Jésus, voyant sa mort arriver, aurait accompli les gestes et prononcé les paroles qui survivent aujourd'hui dans l'Eucharistie et donnent lieu à la communion des fidèles.

Laissons de côté la date pour nous concentrer sur le coeur du repas, les mets sacrés, le pain et le vin pris pour le corps et le sang du Christ, dont la consommation est censée être le gage de l'Alliance Nouvelle conclue entre Dieu et les hommes (" Prenez, mangez ceci est mon corps (...) ; Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance nouvelle qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. ").

Ni ces mets, ni leur consommation ne constituent la révolution rituelle souvent décrite aujourd'hui. De tels rites sont des pratiques courantes au Ier siècle - et depuis longtemps - dans les religions à mystères. Asiatiques ou égyptiennes à l'origine, celles-ci ont progressivement envahi le monde gréco-romain quand se forment les premiers embryons du mouvement qui donnera le christianisme.

Comme leur étymologie l'indique, ces " mystères " étaient des cultes secrets, dans lesquels les initiés, ou mystes, s'assuraient le salut éternel par leur participation à la passion d'une divinité. Durant le déroulement du drame sacré, les mystes mangeaient la chair du dieu afin de mieux s'identifier à ses vertus et accéder plus facilement à la félicité divine. Dans les mystères grecs de Dionysos, il s'agissait de manger la chair crue d'un taureau ou d'un chevreau . S'y ajoutait l'absorption du sang dans les mystères du dieu iranien Mithra. On buvait aussi le sang divin dans le culte du dieu phrygien Attis. Avec le temps et du fait de leur coût important, ces aliments furent souvent remplacés par... du pain et du vin, la chair et le sang symbolisés. Dans les repas de communion d'Osiris, les paroles rituelles qui étaient prononcées ressemblent à s'y méprendre à celle de la Cène évangélique : " Tu es vin et tu n'es pas du vin mais les entrailles d'Osiris " - l'incarnation à laquelle fait référence ce papyrus étant clairement l'annonce de la transsubstantiation.

Ce qui surprend, dans les Évangiles, ce n'est pas tant la présence de ce rite, qui existait depuis des siècles, que son intrusion supposée en plein coeur d'Israël. Car la loi juive est implacable : il est formellement interdit de donner son sang à boire. Entorse gravissime aux prescriptions de la Thora, cette cérémonie était inconcevable dans le milieu des juifs de Palestine, rétifs à ce symbolisme sanguinaire d'essence païenne, qui bouleversait de fond en comble leurs coutumes. Les repas de " fraternité sainte " que pratiquaient les esséniens, dont on a voulu voir l'ancêtre direct de l'institution eucharistique, n'allaient pas aussi loin : tout au mieux ont-ils été un support. Le substrat de la communion chrétienne est visiblement étranger : il faut le chercher dans les usages des pays où les prosélytes ont recruté leurs premiers adeptes.

2) Le Procès

L. Rougier écrit : " Le récit du procès, en particulier, est un tissu de contradictions, d'incohérences, d'invraisemblances de la part d'écrivains qui ignorent tout de la juridiction du Sanhédrin, de la justice romaine et qu'anime le seul souci de faire retomber tout l'opprobre sur les juifs ".

Les contradictions entre les évangélistes surabondent à nouveau. Pour les synoptiques , ce sont les troupes juives aidées par la foule qui procèdent à l'arrestation de Jésus au Mont des Oliviers. Pour Jean , et pour lui seul, ce sont les forces romaines.

Le déroulement même du procès les divise. Marc et Matthieu évoquent deux comparutions devant le Sanhédrin, Luc se limite à une, et Jean n'en connaît aucune.

Ajoutons qu'aux dates indiquées par les évangélistes (la nuit précédent la Pâque), il était interdit au Tribunal de siéger.

Tout dans l'attitude de Pilate (le procurateur de Judée devant lequel le Sanhédrin aurait déféré Jésus après l'avoir jugé selon ses lois) est aussi invraisemblable et contraire aux usages.

Pourquoi envoie-t-il l'accusé au tétrarque de Galilée Hérode-Antipas, qui n'a aucun droit de juridiction en Judée?

Comment croire à la scène où il choisit de libérer le meurtrier Barabbas au lieu de relâcher l'homme qu'il vient publiquement d'innocenter? Pilate était un préfet tyrannique, sans état d'âme, que Rome a destitué plus tard en raison de ses outrances à l'encontre des samaritains. De plus, la coutume d'accorder aux juifs la grâce d'un prisonnier chaque veille de Pâque n'est confirmée par aucun document. Enfin, Barabbas signifie en araméen " le fils du père " : il s'agit manifestement d'un doublet de Jésus, dans la tradition juive des deux boucs (à l'occasion du Yom Kippour, un " bouc-émissaire ", tiré au sort et chargé des fautes d'Israël était lâché dans le désert tandis qu'un autre, " innocent " celui-là, était immolé à sa place hors de la ville, pour expier les fautes commises par son peuple. L'analogie est flagrante).

Que cette scène ait été imaginée dans le but d'exonérer les Romains de la mort du Christ pour accabler du même coup les juifs est hautement probable.

3) La mort (et la Résurrection)

La mort nécessaire du Messie était annoncée (elle aussi) par les prophètes de l'Ancien Testament. Et même dans le détail :

- il était écrit qu'il serait frappé de verges,

- qu'on lui cracherait à la figure,

- qu'il resterait stoïque dans l'adversité,

- qu'il mourrait entre des malfrats,

- que ses pieds et ses mains seraient déchiquetés,

- qu'aucun os ne lui serait brisé,

- que pour toute boisson on lui tendrait du vinaigre et du fiel,

- que ses habits seraient partagés,

- que son âme ne serait pas livrée au shéol et que son corps ne verrait pas la

corruption,

- qu'il revivrait au bout de trois jours etc., etc.



Toutes ces prophéties étaient consignées dans des recueils qui circulaient dans le monde juif de Palestine, auxquels se référaient ceux d'entre les croyants qui attendaient l'arrivée prochaine de leur libérateur. Ces messianistes étaient des groupes sectaires juifs (certains de leurs documents ont été retrouvés à Qumran), qui avaient élaboré une théologie axée sur le " Messie souffrant " tel que le présente Isaïe. Depuis le IIe siècle avant notre ère, ils vivaient dans l'attente imminente du retour du " Maître de Justice ". Il n'est pas étonnant de retrouver la saveur de leurs croyances dans les Évangiles.

Selon un spécialiste de l'étude des manuscrits de la mer Morte, Dupont-Sommer :

Le Maître galiléen (Jésus), tel que nous le présentent les écrits du Nouveau Testament, apparaît à bien des égards comme une étonnante réincarnation du Maître de Justice (prêtre juif, chef de la secte essénienne, mort vers -65). Comme celui-ci, il prêcha la pénitence, l'humilité, l'amour du prochain, la chasteté. Comme lui, il prescrivit d'observer la Loi de Moïse, toute la Loi, mais la Loi achevée, parfaite grâce à ses propres révélations. Comme lui, il fut l'Elu et le Messie de Dieu, le Messie rédempteur du monde. Comme lui, il fut en butte à l'hostilité des prêtres du parti des Sadducéens. Comme lui, il fut condamné et supplicié. Comme lui, il monta au ciel près de Dieu. Comme lui, à la fin des temps, il sera le nouveau juge.
G. Fau pose une pertinente question : " Quel crédit peut-on accorder à des récits composés exclusivement de textes préexistants ? (...) où est la tradition vivante ? Où sont les témoignages ? Où sont les faits ? ".

En effet, si l'on retire les événements qui n'ont pas fait l'objet d'une référence scripturaire, que reste-t-il du récit de la mort du Christ rapporté par les évangélistes?

- La croix? On la trouve dans de nombreuses religions antérieures au christianisme, sans parler de la croix cosmique de Platon, formée par le croisement des deux axes du monde, dont le gnosticisme reprend les éléments pour y placer le Logos ;

- La rédemption par le sacrifice d'un dieu? On la trouve dans les religions à mystères, où il est question d'un dieu souffrant qui meurt et ressuscite pour ses fidèles à l'équinoxe de printemps, à l'heure où la vie de la nature reprend ses droits sur l'hiver. Chaque année Tammouz (Adonis), Osiris, Attis mouraient (Attis, pendu à un pin) et ressuscitaient après trois jours. Durant leur " mort terrestre ", Adonis, Attis, la déesse Ishtar, Orphée, descendaient comme Jésus aux Enfers...

La plupart de ces dieux étaient salués du titre de " Seigneur " (ce qui se traduit en grec par Kyrios) titre que la communauté chrétienne d'Antioche et plus tard l'Église de Rome accorderont à Jésus. On leur attribuait la qualité de " Sauveur " (Sôter en grec), comme on le fera également pour le Christ.

Le plus ressemblant de ces dieux avec Jésus est sans conteste Mithra. Comme Jésus, il est considéré comme " Fils de la droite du Père brillant ". Comme Jésus, il a cette caractéristique rare d'être célibataire. Lui aussi meurt puis ressuscite. Lui aussi revient à la fin des temps pour juger " les vivants et les morts ", lesquels ressusciteront à leur tour dans la chair. Son culte comprend un repas commémoratif et un baptême d'initiation.

La parenté du christianisme naissant avec les mystères est à demi-avouée par l'apôtre Paul, premier diffuseur de la doctrine, évoquant la " révélation d'un mystère enveloppé d'un silence aux siècles éternels, aujourd'hui manifesté. "



ECCE HOMO

Toute la substance des Évangiles serait-elle servilement recopiée?

Non. Pas plus que l'Ancien Testament, le Nouveau n'est un vulgaire plagiat. Il a son style, sa qualité littéraire, une faculté évidente d'adaptation (le syncrétisme est le propre des religions universalistes, mais le christianisme a eu le génie de parvenir à concilier des traditions qu'a priori tout opposait), il a développé un type d'universalisme peu restrictif (le culte de Mithra s'adressait aux seuls hommes) et mis l'accent sur " l'esprit d'amour " comme peu de religions auparavant. En bref, il est parvenu à naviguer sur son erre.

Ce qui est profondément gênant, toutefois, si l'on décide de lire le Nouveau Testament avec un oeil d'historien, c'est que lorsque sont enlevés les emprunts et les invraisemblances, il semble ne rester - rien.

Tout le débat repose sur l'acception et l'étendue du verbe " sembler ".





Paul-Éric Blanrue

2.17.2011

Expier en expirant est le destin cyranoïaque du tamanoir

Le Baphomet. Klossowski, faire sauter le verrou de l’identité





La lecture du Baphomet de Pierre Klossowski laisse une impression d'étrangeté rare. D'une part, l'auteur développe une théorie des intensités inquiétante qui dissout ses personnages, les modifiant sans cesse au gré des souffles déchaînés. De l'autre, l'expression stylistique semble directement tirée du XIII ème siècle et de la tête du Grand Maître de l'Ordre des Templiers. L'auteur théologue nous fait vivre les affres existentiels de cet hérésiaque d'une autre époque qu'il réinvente pour explorer un monde dans lequel la catégorie homme laisse la place aux souffles, "oublieux d'avoir jamais eu un corps". On peut également se demander s'il ne décrit pas une back-room gothique pour moines-soldats, la pornographie suintant tout au long du récit, sans qu'on sache au juste si elle est issue des actions des corps dans cette forteresse où les regards se substituent à la parole, si elle est inspirée indirectement par les mots et les pensées du Grand Maître, ou tout simplement co-substantielle à la dissolution des identités des personnages. Sans compter le saut dans le temps en 1964 qui ajoute à la confusion.
Deleuze, dans Logique du sens, écrit sur Klossowski, préparant sa réflexion sur le syllogisme disjonctif qui trouvera son prolongement dans l'anti-oedipe.
"L"oeuvre de Klossowski est construite sur un étonnant parallèlisme du corps et du langage, ou plutôt sur une réflexion de l'un dans l'autre. Le raisonnement est l'opération du langage, mais la pantomime est l'opération du corps. Sous des motifs à déterminer, Klossowski conçoit le raisonnement comme étant d'essence théologique, et ayant la forme du syllogisme disjonctif. A l'autre pôle, la pantomime du corps est essentiellement perverse, et a la forme d'une articulation disjonctive. Nous disposons d'un fil conducteur pour mieux comprendre ce point de départ. Par exemple les biologistes nous apprennent que le développement du corps procède en cascade : un bourgeon de membre est déterminé comme patte avant de l'être comme patte droite, etc. On dirait que le corps animal hésite, ou procède par dilemnes. De même le raisonnement va par cascades, hésite et bifurque à chaque niveau. Le corps est un syllogisme disjonctif ; le langage est un oeuf en voir de différenciation. Le corps cèle, recèle un langage caché ; le langage forme un corps glorieux. L'argumentation la plus abstraite est une mimique ; mais la pantomime des corps est un enchaînement de syllogismes. On ne sait plus si c'est le pantomyme qui raisonne, ou le raisonnement qui mime."
"D'où ce qui fait le caractère étonnant de l'oeuvre de Klossowki : l'unité de la théologie et de la pornographie (…), ce qu'il faut appeler pornologie supérieure. C'est sa manière à lui de dépasser la métaphysique"
Parmi les thèmes nietzschéens, on retrouve le thème de la transmutation des valeurs opérée par une transsubstantiation. Sainte Thérèse d'Avila annonce au Grand Maître le renversement de l'ordre de Dieu "Le nombre des élus est clos. Dès lors, le genre humain a changé de substance : celle-ci n'est pas plus damnable que sanctifiable. De là, ce pullullement infini, qui trompe ton discernement ! Si lourd est le poids des expirés qu'il déséquilibre l'économie des sphères. Cette prodigieuse quantité d'âmes tourne en vain sur elle-même. Sache que pour peu que les souffles échappent à ta vigilance et qu'ils éventent quelque oeuvre de chair, ils s'infiltrent non pas seulement à deux ou trois comme lorsqu'ils s'amalgament, mais à cinq, mais à sept dans un seul utérus, avides de s'arroger un embryon sur lequel se pouvoir décharger de leurs coulpes antérieures et se refaire une vertu…" (Le Baphomet)
"Dieu ne peut plus garantir aucune identité. C'est la grande pornographie, la revanche des esprits à la fois sur Dieu et sur les corps." (Deleuze)
"Le Baphomet, transformant en mythe la légende des Templiers, traduit, avec une somptuosité baroque, cette expérience de l'éternel retour - assimilée ici aux cycles de la métempsycose et rendue par là plus comique que tragique (à la manière de certains contes orientaux) " (Maurice Blanchot)



Citons Jean Decottignies
http://supervielle.univers.free.fr/textes_decottignies.htm
"… Soyons clairs : lecteurs de la seconde moitié du xxe siècle, comment ne pas tenter, à l'égard des personnages stendhaliens et gioniens, le coup de force de les confronter avec les figures élaborées par l'auteur des Lois de l'hospitalité ? Face à Lamiel, à Sansfin et à Angelo, osera-t-on affirmer que jamais un romancier dit classique n'envisage de dénoncer ses personnages, ou pour parler comme l'époux pervers de Roberte, de faire sauter le verrou de leur identité ? Instant poétique, où la narration s'altère, laissant se dégrader l'instance qu'on dénomme personne humaine, exhibant le caractère aléatoire de ce « postulat » appelé homme. Instant où, dans le traité De l'amour, surgit passagèrement l'image du Don Juan. C'est donc une méthode qu'induit pour moi l’œuvre - philosophique et romanesque – de Klossowski. De sorte que, privilégiant au passage un livre pour lequel son auteur avoue encore sa prédilection, je voudrais que l'étrange figure du Baphomet me serve ici d'annonce allégorique. Je n'oublie pas que ce nom nous reporte aux symboles les plus anciens de la contestation intellectuelle, à la parole magique, dans son émergence scandaleuse, avant que ne la réprime le discours de la théologie. Observez, dans le célèbre Dogme et rituel de Haute-Magie d'Eliphas Lévi, de l'image de ce bouc dressé sur ses pattes de derrière, communément appelé Baphomet. Outre les cornes qui inscrivent au front même de cette figure la marque de la dualité, il se caractérise par le geste disjonctif des mains, dont la droite désigne, « en haut la lune blanche de Chesed », tandis que l'autre montre « en bas la lune noire de Geburah »; le bras levé porte l'inscription « Solve », l’autre « Coagula » ; la description ajoute : « L'un de ses bras est féminin, l’autre masculin ». Comment pareille figure pourrait-elle fonder ce qui s'appelle un dogme, dès lors que tout en elle tend à exclure le choix, et qu'elle inscrit dans tous ses détails le signe du « binaire impur », forme constitutive de l'hérésie, de la « subversion » et de la « folie » ? Le Baphomet est l'ennemi de Dieu ; il fait éclater l'ordre divin du Logos, ordre de la simplicité et de l'univocité du langage. Du côté des choses, aussi bien que du sujet, le geste et la parole magiques, dans leur originelle violence, signifient la perte de l'identité ; par eux est disqualifiée toute définition de l'être, aboli le pouvoir des signes. A l'harmonie du théologique s'oppose le désordre du démoniaque.
Expansion légitime du symbole hermétique, le Baphomet de Klossowski est androgyne, ainsi que le laissaient entendre certains détails de l'image traditionnelle. Sa fonction est de poser, tant pour son être propre que pour ceux qu'il tient sous son charme, le problème de l'identité. A son action « aucun nom propre ne subsiste », pas plus que ne résiste « la haute idée que chacun a de soi-même ». Par là, il est l'autre de la divinité : tenant en échec l'ordre de la mémoire, c'est dans l'oubli d'eux-mêmes qu'il abolit les êtres. « Prince des Modifications de l'Etre », il étend à perte de vue l'hésitation constitutive de l'univers.
L'action du Baphomet pour troubler l'ordre divin consiste à mêler les souffles des âmes après la mort, de manière à interdire la résurrection de chacune dans le corps qui lui fut assigné par la providence divine. Dès qu'un souffle étranger s'insinue dans un être, cet être est irrémédiablement voué au disparate, à la scission, à l'intensité de la différence, dans une participation qui est la véritable désaliénation. C'est pourquoi le Baphomet de Klossowski déclare : « Je ne suis pas un créateur qui asservit l'être à ce qu'il crée, ce qu'il crée à un seul moi, et ce moi à un seul corps. »








 APPEND ICE: Klossowski précurseur du black metal

«Tous les dieux sont morts de rire d'entendre l'un d'entre eux se proclamer uniques! Pierre Klossowski, Le Baphomet

L'âme désincarnée de Øysten Aarseth, exhalait dans son dernier souffle de mourir et qui est né sur le vent d'hiver glacial, hurlaient à travers la fenêtre d'une vieille maison en dehors d'Oslo. Dead était là, toujours mort, la moitié de la tête toujours pressée contre les lambris de bois, son couteau et au fusil à ses côtés, le plancher maculé de sang séché et de la matière cérébrale. Suspendu dans le temps, Dead dernier souffle exhalé cueillaient les calques restants de déblais de crâne et creusé le tissu putréfaction de divulguer une autre tête d'or. A Metalhead.

Aarseth a été retourné à son état final, le jour de son coup de poignard fatal. Alors que la nouvelle tête dorée Dead apparemment surgi d'entre les morts, Aarseth se mit à genoux devant le goatlike créature étrange et divin: «Mon sauveur! il balbutia. «Pourquoi m'appelles-tu le sauveur et s'agenouillent pour moi comme un Dieu», dit-Morte, je ne suis pas un créateur qui asservit l'être à ce qu'il crée, ce qu'il crée un processus unique, et cette auto à un seul corps. Øysten, les millions d'opprimer les mêmes que vous en vous-même sont morts et ont ressuscité des millions de fois en vous, à l'insu de votre auto unique ».

«Ce n'est pas moi que vous avez sauvé du couteau de Vikernes?
«Dans la suspension du temps historique, les événements écho à travers l'infini et les individus éternellement. Mais un souffle tout ce qui a perpétré par son corps peut rester sans conséquence fois qu'il a quitté son corps, puisque nous ne diffèrent en rien sage du vent d'hiver ».

À ce point une autre Chill entré dans la salle que le déjà-breath morts de Varg Vikernes a fusionné avec le souffle de sa victime, se trouvant beaucoup plus faible que celle-ci comme il a vite cherché à se séparer. Accueilli avec aucun sens de la réparation morale, Vikernes a été frappée par une violence d'un autre ordre à celui qu'il a commis: celle de l'indifférence totale, la pire forme de violence, une indifférence qui n'a laissé aucune trace.

Tête d'or Dead scintillait dans l'obscurité, comme il a expliqué que le jugement de Dieu avait été infiniment suspendue depuis qu'il est devenu dévoré par les flammes. «Désormais, l'humanité a changé sur le fond: elle ne peut pas être plus damné que sauvés». Divine jugement a été infirmé, en effet déplacées. Dans cet espace intemporel souvenirs du passé revivent comme des états momentanés d'intensité, un brouillard funérailles d'âmes déchues qui, sans identité ou de décence, sont échangeables contre d'âme à âme. «Ici, pas de paix faite de chair humaine», dit Morte et se prépara à passer à travers les feuilles de la forêt.

«Tu me quittes? Stop ', Aarseth supplié. «De quel nom mai je vous invoquez?
«Qu'importe mon nom pour vous? En vérité je vous le dis: les millions de frères et sœurs en vous, qui sont morts pour votre haute idée de vous-même - Euronymous! - De connaître mon nom bien, et de renaître dans celle-ci; pas de nom propre existe pour le souffle hyperbolique qui est la mienne, pas plus haute idée de personne de lui-même ne peut résister au vertige de ma grande hauteur, mon front domine les étoiles et les pieds remuer les abîmes de l'univers ».

«Il Spell pour moi, je vous en prie, je vais donc vous ont invoqué qu'une seule fois!
Dead a commencé:
'BA ...'
«Ba ...? Euronymous répétées.
«PHO ...» continué Morte.
'... pho ...?'
'Met ... "
'... Met !...'

Baphomet, autrement connu comme le prince de modifications, opposé au principe chrétien qui garantit l'identité de l'âme et l'unité de l'être. Pour citer Pierre Klossowski, «Basilieus métallicorum philosophorum: le souverain des philosophes métallurgique, les précurseurs des théoriciens de black metal, c'est à dire des laboratoires alchimiques qui étaient supposées acquises dans les divers chapitres du temps des Templiers». Le Prince des modifications renverse toute identité et absorbe l'être dans le principe de la multiplicité radicale, c'est-à-dire dans le principe de la noirceur.

Mort Dead râle de rire bruyamment toute la nuit et l'antéchrist sabordé de derrière ses pieds sous la forme d'un fourmilier. Friedrich le fourmilier avec un accent allemand de haut dressées affirmé: «Quand un seul Dieu se proclame unique, tous les autres dieux sont morts de rire! Reborn dans le souffle de ce rire les millions de mains divines se retrouver avec quelque chose de sacré à brûler, comme le cercle de métal noir tourne éternellement dans une clameur d'être qui se déploie un processus de devenir non-self-infinie multiplicité identiques au-delà de toutes les figures de l'unité ou de l'Un. «Tout peut arriver", a déclaré Dead », dans l'infini le noircissement de l'univers».

"Soyez fidèles à votre oubli!





1.28.2011

QUE SONT LES AMIS DEVENUS?


Bonnie Parker et Clyde Barrow sont les modèles de la nouvelle jeunesse.


Tu veux prendre ton pied ?
- Fais la révolution !
On a d'abord décidé de veiller à ce que le frigo soit toujours plein de bière. 
Qui se sentait trop seul pouvait toujours se ramener au siège du V.D.C. et y trouver quelqu'un avec qui parler. 
Qui avait son plan pour sauver le monde trouvait quelqu'un pour l'écouter. 
Le premier cinglé venu pouvait entrer, rédiger un tract, le ronéoter, le signer "Vietnam Day Committee", et aller le distribuer. Des nomades de passage à Berkeley atterrissaient au V.D.C., et beaucoup ne repartaient plus. 
Des étudiants s'y arrêtaient et ne retournaient plus jamais à leurs cours. 
Les jeunes fugueurs y trouvaient la planque idéale. 
Le téléphone n'arrêtait pas de sonner , parfois sur les cinq lignes en même temps. Rien que pour y répondre, c'était déjà un exploit.
N'importe qui téléphonait pour demander n'importe quoi (comment confectionner un gâteau, comment se débarrasser d'une chtouille) et on avait chaque mois une note de téléphone de deux milles dollars à force d'appeler aux quatre coins du monde pour mobiliser les gens contre la guerre du Vietnam. 
Le V.D.C. avait été formé pendant la préparation du plus massif de tous les "teach-ins" (formule de "contre-cours" inventée lors de la lutte des droits civiques. Equivaut pratiquement à une occupation/grève active.) de l'histoire, la journée Vietnam de Berkeley, un meeting marathon de trente-six heures auquel participèrent cinquante mille personnes. C'est ce jour là que nous avons commencer à croire en l'Action apocalyptique.
Nous pouvions changer le cours de l'histoire en un jour. Une heure. Une seconde. Par l'intervention décisive au moment décisif.
Notre tactique, c'était l'exagération. Tout ce que nous faisions était "la plus grande..." ou "le plus massif..."
Nous voulions provoquer des crises pour capter l'attention de tout le monde et contraindre les gens à changer leur vie du jour au lendemain.

Des éclaireurs du V.D.C. ont exploré les collines de Tilden Park, le parc municipal de Berkeley. Ils ont découvert des chenils secrets où l'armée entraînait des chiens de combat.

Les artistes-guerriers du V.D.C. plantèrent des pancartes sur les pelouses :

ATTENTION : Ici Chiens de Combat.
Prière de surveiller les enfants et les
animaux domestiques. Si un chien
s'approche, ne courez surtout pas.
U.S. Army (Officiel)

A cette vue, les mères de familles et leur marmaille laissaient là leurs paniers à pique-nique et s'enfuyaient. Au bord de la panique. L'armée démentit formellement avoir posé ces pancartes et dit que les chiens étaient enfermés et sous bonne garde. Le fait est que trois semaines plus tard, les chenils et les chiens avaient disparu. Victoire !

On publiait un hebdo, on faisait du porte-à-porte dans le getto d'Oakland pour discuter avec la population, on envoyait partout des orateurs, on distribuait des tracts conseillant la désertion aux soldats en partances, on tuyautait les jeunes mecs sur les trucs à utiliser pour se faire réformer, et on coordonnait les enquêtes, la circulation des pétitions contre la guerre, et les manifs de masse ou de commando. Plus un seul officiel du gouvernement fédéral ne pouvait se pointer dans la région sans se faire harceler par un comité de réception expert en terrorisme psychologique. 
On était toujours une centaine, entassés dans cinq pièces. Il y avait des commissions en réunion dans tous les coins, et des activistes délirants qui se planquaient dans les cagibis pour mijoter des actions ultra-secrètes. Les uns voulaient louer des avions pour lancer des tracts pacifistes sur le public du stade géant de Pasadena pendant le prochain match de foot. Les autres, encore, plus dingues, préparaient l'assaut direct de la gare militaire d'Oakland. 
Le V.D.C. pratiquait la surchauffe émotionnelle ; on y vivait un orgasme permanent. Certainement pas un lieu de méditation. 
La légende du comité Vietnam se répandit dans le monde entier. 
Qui n'était pas avec nous était contre nous. 
L'Amérike allait bientôt connaître de nouveaux Nuremberg. Avec nous pour juges.
On avait des prétentions dingues, et ça nous faisait jouir à mort.

La marijuana est illégale ? Bravo !
La marijuana fait de chacun un Dieu.
Défonce-toi, et tu auras envie de brancher le monde entier. On ne dit jamais "ma came", on dit toujours "notre came". Tout est à tous. C'est la drogue communiste.
L'herbe transforme le milieu ambiant. Toutes les barrières qui nous protègent les uns des autres sont abolies.
L'herbe voyage à travers une chambre comme un baiser sans cesse en mouvement. Fume un joint dès le matin. Et plane, plane toute la journée. 
La journée de huit heures, voilà l'ennemi. 
Quand on est défoncé au hasch, on ne jouit que d'une chose : l'instant qui passe. Une minute dure une heure ; une heure passe comme une minute. "Merde, j'ai oublié que j'avais un rencart !" Les rendez-vous, les horaires, l'heure, les délais, plus rien de cela n'existe. On ne fait plus que ce que l'on veut, quand on veut. 
La marijuana est le théâtre de rue de l'esprit.
La marijuana c'est la déconstruction des écoles. L'enseignement conditionne. Le hasch déconditionne. L'école fait de nous des cyniques. Le hasch fait de nous des rêveurs. 
L'enseignement fixe toutes nos capacités mentales sur des "sujets", des "catégories", des séparations, des concepts. Le hasch brouille tout dans nos cerveaux et le monde devient un fouillis complet.
Nous nous roulons par terre en nous tordant de rire quand les profs, les experts, les psychologues (nos soit-disant maîtres) se mettent à nous analyser, à débattre de notre culture et du hasch. Nous réagissons comme les sauvages d'Afrique quand Margaret Mead (éthnologue new-yorkaise consommatrice de hasch, et favorable à sa légalisation) Leur est apparue armée d'un stylo-bille et d'un bloc-note.
Quelqu'un qui parle du hasch sans en avoir jamais fumé, c'est comme une bonne soeur qui pexerait sur le sexe. 
Le seul expert, c'est celui qui en prend.

Une famille qui se défonce est une famille unie.

L'herbe est une drogue magique parce qu'elle saute par-dessus le fossé des générations. Nous devons tous brancher nos vieux. La marijuana rajeunit les vieux ; elle ravive tout le passé qu'ils ont refoulé.

Mais il n'y a pas beaucoup d'adultes qui osent seulement tirer une taffe. Ils en parlent comme leur parents parlaient de la masturbation. Combien de mômes - des milliers ? - ont été bouclés dans des hôpitaux psychiatriques par leurs parents parce qu'ils fumaient du hasch ! L'école n'est pas aussi efficace que la prison ; mais quand on est entré dans un hôpital psychiatrique, on n'en sort plus. Les profs ont peur de se faire inviter par les étudiants : et si des fois on leur passait un joint ? C'est illégal. Et si c'est illégal, ils risquent de se faire arrêter. Et s'ils se font arrêter, ils perdent leur boulot. La logique de la peur. On n'a rien à apprendre des gens qui ont peur.

En 1968, l'usage de la marijuana s'est généralisé dans l'armée. Et en 1969, c'est le mauvais moral, et même l'insubordination qui se sont généralisés.
Comment se fait-il que l'herbe inspire le Viet Kong alors qu'elle annihile toute volonté de se battre chez les troufions amérikains ? N'importe quel fumeur vous le dira : la marijuana, c'est un sérum de vérité. Les Viet kongs défendent leurs parents, leurs enfants, leurs foyers ; leur sacrifice est héroïque et noble. Tandis que les Amérikains se battent pour quelque chose d'impalpable, d'invisible, quelque chose à quoi on ne peut même pas croire. Leur sacrifice est absurde et inutile. "Pourquoi que j'irai crever sur Hamburger Hill ?" demande le soldat amérikain fumeur de hasch, tout en visant à la tête l'officier qui vient de lui donner l'ordre de prendre une colline que les Viet Kongs sont seuls à vouloir vraiment. 
Si le Pentagone essaie d'éliminer l'usage du hasch dans l'armée, il devra détruire l'armée pour y arriver. Mais si on laisse les troufions se défoncer, les casernes seront bientôt aussi agitées et incontrôlables que les universités. Qu'est-ce qui se passera quand les appelés rentreront chez eux ? "Quoi, on est assez grands pour faire la guerre et se faire tuer, mais par pour fumer de l'herbe ?"

Les gauchistes disent : je proteste.
Les hippies disent : je suis. 
L'herbe a détruit le gauchisme en tant que mouvement minoritaire et a construit à sa place une nouvelle culture de la jeunesse.
L'herbe nous dit que notre vie est en jeu, pas nos consciences. En tant que "drogués", nous sommes immédiatement confrontés au monde réel : les cochons, la taule, les juges, les procès, les flics des stups déguisés, la paranoïa, la guerre contre le parents. 
Toute une génération de fumeurs de fleurs a été déclarée hors-la-loi. Il y a plus de deux cent mille personnes en taule pour possession de marijuana. Tant qu'un seul d'entre eux restera en prison, nous sommes tous des prisonniers. C'est la solidarité des salives. 
L'herbe nous dit de nous foutre de la loi et des tribunaux. A qui se fier : à Richard Milhous Nixon ou à nos propres sens ?
Nous sommes ce qui nous défonce.

Les poivrots boivent en suisse. Ils se saoulent et ils sont dégeulasses. Ils dégeulent partout. Ils tombent dans les vapes. L'alcool affaiblit les sens. 
Les haschischins fument ensemble. La défonce nous rapproche les uns des autres. Nous nous interpénétrons. Comment faire la révolution sans être ensemble ?

Légalisez la marijuana, la société se déglinguera.
Continuez à l'interdire, vous aurez bientôt une révolution.

L'idéologie est une tumeur au cerveau.
La révolution a lieu maintenant. Nous faisons la révolution en la vivant.
Que se passerait-il si la gauche des idéologues prenait le pouvoir ? - Le Parti communiste, la Ligue trotskiste, les progressistes du travail, les socialistes autonomes, les internationalistes prolétariens de Mongolie extérieure ou n'importe quel machin en iste ? 
Les flics "socialistes" commenceraient par ramasser tous les hippies. On nous forcerait à nous couper les cheveux et à nous raser une fois par semaine. On serait obligés de se laver tous les soirs, on nous fouterait en tôle pour avoir dit des obscénités.
Le sexe serait proscrit, sauf pour faire des mômes au service de la révolution. 
L'usage des drogues psychédéliques serait un crime. On décréterait la bière breuvage obligatoire.
On serait forcés d'aller se faire chier à des cours d'éducation politique au moins cinq fois par semaine. 
Le rock serait complètement tabou. ils interdiraient les minijupes, les films d'Hollywood et les illustrés.

Les gauchistes disent aux yippies : "vous n'êtes pas sérieux." 
Ils nous disent que seule la "classe ouvrière" peut faire la révolution ; et ils vont s'asseoir à leur place habituelle dans la bibliothèque de l'université, le New York Times et le New Republic sous le bras. Les militants étudiants auraient honte d'être surpris à regarder la télé, à lire le New York Daily News, où à prendre leur pied à un match de baseball. Penses-tu ! Ils attendent que les ouvriers les rejoignent à l'université !
Les yippies ne commenceront à prendre les gauchistes au sérieux que le jour où ils publieront des bandes dessinées. Nous devons faire que la politique soit aussi facile à comprendre que les paroles d'une chanson de rock. 
Ces cons de gauchistes vont distribuer des tracts aux soldats au lieu de leurs distribuer des joints !

Les militants font du communisme une église, avec des prêtres qui définissent "la ligne". C'est chrétien de bout en bout : étudie et sacrifie-toi à la révolution. La souffrance te libèrera, et libèrera la classe ouvrière. 
La gauche des idéologues est composée de gens qui sont révolutionnaires à mi-temps, et leur style de vie fait la nique à leurs discours. Leurs actes sont à milles lieues de leur idéologie. Comment pourrait-on être révolutionnaire quand on va à ses cours dans la journée et aux réunions militantes le soir ? Comment peut-on travailler à mi-temps pour une révolution qui se fait tout le temps ?

Les yippies leurs crient : " PLAQUEZ TOUT !" La révolution, ce n'est pas une opinion, ce n'est pas l'appartenance à une organisation, ce n'est pas une préférence électorale - c'est ce qu'on fait tous les jours, c'est la vie.

La gauche La gauche fait fuir les gens presque aussi vite que Nixon nous les amène (grâce au ciel, Nixon travaille mieux que la gauche). Les questions idéologiques sur des tas de conneries doctrinales, les meetings chiants - c'est ça la vie d'un révolutionnaire ? Qui sera assez taré pour aller consacré sa vie à un pareil mouvement ?
Les yippies crient : "Vous ne savez pas ce que vous manquez en ne faisant pas la révolution ! Yippie !" L'attrait romantique de notre vie de révolutionnaires et de notre amour de la lutte et de la liberté, gagnera à la révolution les enfants d'ouvriers. 
Beaucoup d'intellectuels de gauche se décernent avec arrogance le titre de "marxistes" (pauvre Karl !). Ils nous récitent mécaniquement leur bréviaire : les "lois du marxisme" nous enseignent qu'il n'y a de révolution que là où il y a exploitation économique.
Leurs belles théories oublient notre existence : un mouvement révolutionnaire surgi de l'abondance et non de la pauvreté. Nous ne correspondons à aucune de leurs catégories "scientifiques" prédigérées. Ils prétendent que la seule fonction des révolutionnaires blancs est de s"soutenir" les Panthères Noires, "soutenir" la classe ouvrière, "soutenir" la Chine. 
Les yippies disent que la jeunesse blanche d'origine petite-bourgeoise forme une classe révolutionnaire. Nous sommes des exploités et des opprimés, et nous luttons pour notre liberté. Nous ne nous sentons pas coupables de n'être ni noirs, ni chinois, ni ouvriers. Le capitalisme crèvera parce qu'il n'arrive même pas à satisfaire ses propres enfants !
Les intellectuels de gauche diront qu'on n'a encore jamais vu de révolution dans un pays industriel développé. Dans l'histoire, rien n'arrive avant d'être effectivement arrivé.

Sortez de vos universités, gauchistes !
Regardez la télé !
Branchez-vous ! Plaquez tout !
Défoncez-vous!
Agissez !

Agissez d'abord : vous analyserez après. C'est l'action - pas la théorie - qui fait faire les grands bonds en avant. Le moment de la théorie est celui où on commence à se mettre en tête de comprendre ce qu'on a déjà fait. Mao dit : "Chaque insuccès nous rend plus avisés."

Pendant des années, j'ai assisté à des meetings gauchistes et je ne suis jamais parvenu à piger quoi que ces soit à ce qui s'y passait. Un jour, j'ai commencé à prendre de l'acide, et brusquement j'ai tout pigé : il ne se passait absolument rien. J'ai fait voeu de ne plus aller à un meeting gauchiste. Au cul les meetings gauchistes !
Ce ne sont pas des meetings gauchistes que sont sortis les grands moments historiques de notre mouvement (le Grand Be-In, la Marche sur le Pentagone, Chicago). Dans un meeting gauchiste, on aurait probablement voté contre !

Les yippies sont marxistes. Nous suivons la tradition révolutionnaire de Groucho, Chico, Harpo et Karl.
Les yippies vénèrent Karl Marx, le plus tristement célèbre de tous les terroristes hippies communistes pleins de barbes et de cheveux, qui se sont succédés dans l'histoire. Ils le vénèrent car il leur montre la nécessité de faire de la révolution un mythe, un grand spectacle mythique. 
Karl était l'auteur et l'interprète de toutes les chansons de son meilleur album de rock : le Manifeste communiste.
Le Manifeste communiste : une chanson qui a renversé plus d'un gouvernement !

L'argent c'est de la merde, brûler l'argent, piller, voler dans les magasins, c'est le pied !

L'employé de la Bourse a l'air soucieux. Il nous annonce : "Vous ne pouvez pas visiter la Bourse."
Ca nous sidère. "Mais pourquoi donc ?"
"Parce que je vois bien que vous êtes des hippies et que vous voulez manifester."
Sous l'offense, Abbie se met à gueuler : "Comment, des hippies ! mais nous sommes juifs, et nous voulons voir la Bourse !"

Ces quelques mots font au fonctionnaire l'effet d'un coup de karaté. Il cède.

flash : les manchettes des journaux le lendemain :

LA BOURSE INTERDITE AUX JUIFS

Quand nous entrons dans la galerie supérieure, toute la Bourse s'immobilise. La foule des courtiers cesse un instant de jouer au monopoly pour nous applaudir. Pour eux, c'est vraiment extraordinaire : des hippies chevelus au balcon qui les regardent jouer !
Nous lançons des billets de banque du haut de la balustrade. Un nuage de capital flottant. Les courtiers se précipitent dessus comme une meute de bêtes sauvages, ils se battent pour attraper un billet d'un dollar.
Nous crions : "C'est ça, votre raison d'être ! Du vrai pognon ! Des vrais dollars ! Et au Biafra, des gens meurent de faim."
Les flics rappliquent pendant que nous lançons tout ce fric. Ils nous empoignent, nous sortent de la galerie et nous poussent dans l'ascenseur. En bas, les courtiers se mettent à huer les flics.

Nous nous retrouvons devant le portail de la Bourse. Il est midi. Des créatures bizarroïdes grouillent de partout : ils ont tous les cheveux ras, des cravates, des costumes stricts et des serviettes.
Qu'est-ce qu'ils sont sérieux !
nous formons une ronde devant la Bourse : "Promenons-nous dans les bois pour voir si le loup y est pas !"
Puis nous commençons à brûler l'objet de leur culte : des billets de banque !
Des bourgeois se mettent à beugler : "Non ne faites pas ça !"
Un type se jette sur Abbie pour essayer de lui arracher le billet de cinq dollars qu'il vient d'allumer. Trop tard. Les cinq dollars sont partis en fumée.
Un attroupement s'est formé. L'émotion monte. Les flics font circuler. Nous filons par le métro.

Trois semaines plus tard, entrefilet dans le New York Times : "La Bourse de New York a fait poser cette nuit des vitres à l'épreuve des balles surmontées d'un grillage sur la galerie réservée au public. D'après la direction, ces installations répondent à un "souci de sécurité". 
Le 24 août dernier, un groupe de hippies avait jeté des billets de banque depuis la galerie - spectacle que les officiel de la Bourse préfèrent ne pas voir se répéter."

Le Grand Hall socialiste est décoré d'immenses portraits de Trotsky, de Malcolm X et de Che Guevara. On m'a invité à porter la contradiction à fred Halstead (cent kilos), candidat trotskyste à la présidence des Etats-Unis en 1968. Le thème du débat : "Où va le mouvement antiguerre ?"
J'arrivai encadré par deux gardes du corps : Keith et Judy Lampe. Keith arborait un uniforme de flic anglais, et Judy s'était déguisée en espionne de la C.I.A. enceinte. Vêtue d'une gabardine à col montant et d'un chapeau mou, elle était armée d'une grosse torche électrique. 
"J'ai reçu beaucoup de menaces de mort avant ce meeting, vous savez" expliquai-je aux quatre cents personnes assises dans la salle.

Les groupuscules gauchistes veulent toujours nous faire croire que leurs réunions sont des événements historiques. Le public doit rester sagement assis comme dans une salle de classe. Les orateurs disposent de trente minutes pour pexer, et de dix minutes pour entendre réfuter ce qu'ils ont dit. Puis, un jeune larbin trotskard parcourt la salle en vendant le Militant et réveille tout le monde : qui a des questions à poser ? A la fin, la puissance invitante tire en trois minutes la conclusion de tout ça. 
Bien entendu, la vérité finit toujours par l'emporter.

C'est à moi. Sur le tourne-disques portatif que j'avais emporté, je mets une chanson de Dylan : "Ballad of a Thin Man" ("Il se passe quelque chose, mais vous ne savez pas quoi, M'sieu Jones") et une des Beatles : "I am the Walrus" ("Gou-gou-gou-djoub").
"Quel con ce type !" fait une voix de femme. "Mais il ne dit rien du tout !"
C'était bien la première fois dans l'histoire du mouvement socialiste que quelqu'un restait muet pendant le temps qui lui était donné pour présenter ses arguments.
Je brûlai mon livret militaire. La salle devint un véritable boxon. Tout le monde parlait en même temps. La musique libérait toutes les inhibitions. 
Puis je brûlai un billet de banque.
"Pourquoi tu ne vas plutôt donner ce billet à quelqu'un qui en a besoin ?" me lança un "socialiste".
J'étais choqué. Les "socialistes" se font la même idée de l'argent que les capitalistes. Ils croient que c'est quelque chose de réel. 
"Comment pouvez-vous brûler de l'argent quand les pauvres crèvent de faim dans les getthos ?" me demanda un autre "socialiste".
Je lui souris et brûlai un autre morceau de papier vert. Dans la salle, tous les socialistes aux cheveux courts huaient et sifflaient.
"Au cirque !" criaient-ils.
Dans tous les coins de la salle, des yippies se levèrent et se mirent à leur tour à brûler de l'argent. 
Le fric, c'est une drogue. L'Amérike est peuplé de cinglés qui se fixent, qui ne peuvent plus s'en passer. Les billets de banque font un excellent papier à cigarettes. Roule-toi un joint. Et fume.

"Qu'est-ce que vous faites dans la vie ?"
Ce qui veut dire : "Comment te procures-tu ton fric ?" Le travail, c'est ce qui te donne ton fric. Et c'est ça qui te définit. Notre conscience est complètement pervertie par le fétiche vert !
Le fric est à l'origine de la séparation du travail et de la vie. On ne fais pas ce qu'on aime, à cause du saint-fric. On n'aime pas ce qu'on fait, parce qu'on le fait pour le fric. 
Aucun artiste n'a jamais travaillé pour le pognon. Quand on est motivé par l'argent, on n'est pas un artiste. 
Les gens ne se considèrent plus comme des êtres humains, mais comme des transactions financières. Le médium est le message. Le fric fausse tous les rapports humains.

Fidel Castro dit "Nous avons éliminé beaucoup de privilèges et d'inégalités, et nous voulons les éliminer tous, mais le vrai problème n'est pas la redistribution des revenus ou l'égalisation des salaires. Nous devons en finir avec le règne de l'argent, nous débarrasser définitivement de l'argent. Notre but n'est pas de gérer l'ancien système plus efficacement".

Comme l'argent est la pierre de touche du système, les gens s'évaluent mutuellement et évaluent leur travail en termes financiers. Ils jugent que leur vie est réussie ou ratée d'après la quantité d'étrons fiscaux qu'ils ont accumulés. 
Nous serons libérés quand nous cesserons de travailler pour le fric et que nous ferons ce que nous voulions faire quand nous étions enfants.

(Si les Beatles écoutaient leur propre musique, ils auraient déjà brûlé tout leur fric.)

L'économie fondée sur l'argent est immorale, car elle repose entièrement sur le pouvoir et sur la manipulation. Elle est une offense à l'échange naturel entre les êtres humains : un échange basé sur des besoins communs. Le pillage est le mode d'expression normal d'un système fondé sur l'argent. Un système de rapine ne peut pas condamner le vol. Tout doit être gratuit pour tous, du moment où tout est gratuit pour quelques-uns.


L'argent, c'est forcément le vol. Dérober l'argent des riches est un acte sacré, un acte religieux. Prendre ce dont on a besoin est un acte d'amour et de libération. Par le pillage, on exprime son moi profond.

(Le vol à l'étalage c'est le pied. N'achète jamais. Pique. Si tu considères un objet comme s'il était à toi, personne ne te demandera de le payer.)

Piquer du fric aux universités ou aux églises, c'est du gâteau. Les universités n'ont pas de défense de ce côté-là : elles savent d'où leur vient leur fric. Les églises ont un faible pour le profit. Dans l'église, un exploiteur est chez lui, il peut même se croire au paradis.

(Faire la manche dans les rues de ce pays est un acte noble, un acte libérateur. Qu'est-ce qu'un président d'université, sinon un mendigot, la "pudeur" en plus ?)

L'argent c'est la violence. Il ne tue pas d'une manière aussi voyante que le napalm, n'empêche que l'Amérike tue plus à coups de dollars qu'à coups de bombes.

Sous les statistiques portant sur les échanges commerciaux entre les USA et les pays d'Amérique latine, lisez : "mortalité infantile, êtres humains exploités et sacrifiés, dignités piétinées."
("C'est par l'argent que les Blancs espèrent continuer à dominer les Noirs. L'odeur du fric, c'est l'odeur du désir de puissance.)
L'argent est le lien qui enchaîne les enfants aux parents : en apparence il unit les familles, mais en réalité il les détruit. L'argent fait naître les notions d'honneur familial, de culpabilité et de dette, les obligations et les responsabilités.

Que les enfants volent leurs parents, car ils se libéreront ainsi de l'éthique de l'argent : et ils sauront ce que famille veut dire.)

L'argent signifie : travaille aujourd'hui, et tu jouiras des "lendemains". Et les "lendemains" n'arrivent jamais. L'argent engendre sans nécessité de discipline, l'ennui, la souffrance, la douleur. 
L'Amérike ne sera libérée que du jour où le dollar ne servira plus à rien. 
Une société qui fait de la nourriture un privilège et non un droit, ne mérite pas de survivre.
(BOUFFE TON FRIC ET CREVE)

Brûler l'argent (et les cartes de crédit, les banques et leurs immeubles) est un acte d'amour, un service rendu à l'humanité toute entière.

Je suis d'accord avec votre tactique,
mais je me fous de votre programme.
Donnez-nous un doigt, nous prendrons tous le bras.
Cédez à nos revendications et nous en présenterons douze autres. Plus il y en aura de satisfaites, plus il y en aura de nouvelles. 
Quand je vais à une manif, je n'essaie jamais de savoir quels sont les mots d'ordre. Je laisse ça aux gens à qui ça fait plaisir de passer des heures dans les réunions pour décider des mots d'ordre.
Tout va bien du moment que nos revendications ne peuvent pas être satisfaites. Si la bourgeoisie satisfait nos revendications. c'est le bide total !
Quand on manifeste, on n'est jamais "raisonnables". C'est la manière qui compte : nous sommes si arrogants et si odieux que le pouvoir ne peut pas nous satisfaire sans perdre complètement la face. Et alors, animés d'une juste colère, nous pouvons gueuler que le Pouvoir s'obstine à ne pas vouloir satisfaire à nos revendications. 
Si elles sont satisfaites, nous avons échoué. 
Si elles sont rejetées, nous créons une communauté de lutte dans l'amour et la fraternité.

Les gens qui disent : "je suis d'accord avec ce que vous proposez, mais je n'aime pas vos façons d'agir" répandent une odeur de vieille merde. Ce qu'on propose n'a aucune importance. Les actions, les tactiques, voilà ce qui compte. 
S'il fallait qu'on se mette d'accord à l'avance sur nos

DO IT !


JERRY RUBIN
1970

Scénarios de la Révolution


Fuck copyright

8.18.2010

Préface au livre de l'avenir

Poésies II
Isis d'Or Duc du Coq'Ass

Le génie garantit les Facultés du coeur.

L'amour d'Une Femme Avec un HOME incompatible avec l'amour de l'Humanité. L'imperfection DOIT être de rejetée. Rien n'est plus imparfait Que l'égoïsme à deux. Pendant la vie, les bravades, les récriminations des ERP, les Serments Écrits  Dans la poudre pullulent. Ce n'est plus l'amant de Chimène; C'Est L'Amant de Graziella. Ce n'est plus Pétrarque; C'Est Alfred de Musset. La mort, de Roche Auprès de la mer, d'un quelconque lac, de la forêt de Fontainebleau, ou l'île d'lschia,  Travaille en compagnie d'un corbeau dans la,chambre ardente avec un s, le crucifix de JP Surgit aux rayons d'Une lune Qui Finit, agacer par l'objet, Aimé des substances EXCLURE une fille NE SAIT le nom de Ptas, Donner la Mesure de l'auteur, jeux de mots font des regrets. Dañs Les Deux CAS, La Dignité NE SE point retrouvé.

L'erreur EST LA légende Douloureuse.

Les hymnes à Elohim habituent la Vanité A NE PAS s'occuper des droits incorporels de la terre. Tel l'intérêt des Hymnes Écueil. déshabituent son à l'Humanité sur Compter l'Écrivain. Elle le Delaisse. Elle l'mystique Appelle, aigle, parjure à sa mission. Vous n'êtes Pas La Colombe cherchée.

J'écrirai mes Pensées Avec l'ordre, par sansconfusion Dessein des Nations Unies. Si Elles SONT justes, la première salle sérums la conséquence des Autres. C'EST le l'ordre véritable. Il objet par lun. marque le Désordre calligraphique. Je ferais trop de déshonneur à SUJET lun., SI JE NE le traitais Avec pas l'ordre. Je Veux être montrées capables qu'il EST EN.

Je n'accepte Le Pas mal. Homme parfait L'Est. L'NE PAS tombe âme. Le Progrès Existe. Le Bien HNE irréductible. Les antéchrists, les anges accusateurs, les Peines éternelles, les religions les SONT Le Produit du doute.

Dante, Milton, décrivant hypothétiquement les landes infernales, en Ontario, au Québec Prouvé c'étaient des Hyènes de première Espèce. Preuve Excellente CEST La. Résultat mauvais HNE Le. Ouvrages NE PAS LEURS s'achètent.

L'homme de l'ONU Chêne Est. La nature N'en Compte Pas-de-Robuste plus. Il Faut que "Ne pas verser l'univers s'arme le défendre. Une goutte d'eau correct c'est NE Pas à sa préservation. Quand même l'univers le défendrait, il serait NE Pas plus déshonoré CE QUI NE Québec Le Pas préserver. L'sel fils Règne Qc homme tu vas être Pas de mort, au Québec, L'Univers posséde le début de l'ONU. L'univers rien SAIT NE:, c'est tout au plus, l'ONU pensants Roseau.

Je me figure Elohim Plutôt froid au Québec sentimentale.

Un pion pourrait se faire littéraire bagage de l'ONU, en disant le Contraire de CE qu'ont dit les poètes de CE siècle. Il remplacerait LEURS affirmations par des négations des. Réciproquement. ridicule HNE please d'attaquer les premiers ministres Principes, HNE il plus ridicule de les défendre Contre CES Attaques mèmes. Je Ne Les Pas défendrai.

Le sommeil UNE Récompense HNE verser uns, l'ONU supplice les versez les autres ». Pour Tous, EST UNE sanction il.

Si la morale de Cléopâtre couper Été Moins courte, la face de la terre aurait du changement. Fils nez N'en serait devenu plus long Pas.

Les actions Cachées SONT plus estimables les. J'en lorsqu'elle l souvienne DANS Tant l'histoire, Elles me plaisent boucoup. Elles n'ont Pas Été Tout Cachées FAIT à. Ont Été Elles poursuit. Ce PEU, OU nominale Elles Paru en Ontario, en augmente le mérite. C'EST le beau en plus de n'avoir pu les cacher Pas.

Le charme de la mort n'existe Que Pour Les courageux.

homme SI L'Est Grand, Qc Parait redingote grandeur SA en Ce qu'il NE SE Veut Pas Connaître misérable. Un NE SE connait Pas grand arbre. C'EST être de Québec Grand de soi Connaître grand. C'EST être de Québec Grand de NE PAS SE Vouloir Connaître misérable. Sa grandeur CES réfuter misères. Grandeur d'roi des Nations Unies.

Lorsqu'elle l j'écris ma Pensée, Elle m'échappe Pas NE. This action me souvenir de ma fel force que j'oublie à heure everyone. Je m'instruis à proportion de ma Pensée enchaînée. NE Je tend qu'à Connaître la contradiction de Mon Esprit Avec le néant.

Le coeur de l'homme des Nations unies HNE livre Que J'Ai appris à estimer.

imparfait Non, non dechu, l'homme n'est plus grand mystère le.

NE Je permets à person, Pas Mémé une Elohim, de douter de ma sincérité.

UNO «sommes libres de faire le Bien.

Le CEST Jugement infaillible.

UNO NE celle de «sommes libres de faire Pas le mal.

L'homme EST Le Vainqueur des «chimères», la nouveauté de demain, la Régularité n'avez gémit le chaos, le SUJET de la conciliation. Il juge de Toutes choisit. Pas n'est Il imbécile. Il n'est Pas ver de terre. C'EST le Dépositaire du Vrai, l'amas de certitude, la gloire, non le réfuter de l'Univers. s'abaisse please, JE le Vante. Please se Vante, JE le
Davantage Vante. Je le Concilie. Il parvient à Comprendre qu'il CEST La Soeur de l'Ange.

Il arborer une rien d'incompréhensible.

La pensée n'est Pas Moins Claire au Québec le cristal. Une religion, Ne les mensonges s'appuient sur Elle, Peut la
Quelques troubler minutes, versez Parler de CES Effets Qui durent longtemps. Pour Parler de CES Effets Qui PEU durent de Temps, l'assassinat de l'ONU de Huit personnes aux portes d'Une capitale, la troublera - C'Est certains, - jusqu 'à la destruction du mal. La pensée NE Tarde Pas à Reprendre sa limpidité.

La poésie DOIT AVOIR verser, mais la vérité pratique. Elle Enoncé Les Rapports Qui n'existe Entre les premiers ministres et les Principes Vérités Secondaires de la vie. Every choisi Reste à sa place. La mission de la CEST difficile poésie. Elle NE SE mêle Pas aux Événements de la Politique, A la manière EXCLURE sur un peuple Gouverné, NE FAIT Pas allusion aux Périodes historiques, aux coups d'État, aux régicides, aux intrigues des cours. Elle NE
Pas parle des Luttes Que l'homme se livrer, par exception, Avec Lui-même, AVEC SES passions. Elle découvre les Lois Qui font vivre la Politique Théorique, la paix universelle, les réfutations de Machiavel, les cornets DONT SE composent les Ouvrages de Proudhon, la psychologie de l'Humanité. Un poète DOIT être de plus utile qu'aucun citoyen de sa tribu. Fils oeuvre HNE le code des diplomates, des législateurs, des Instructeurs de la jeunesse. UNO «sommes Loin des Homère, Virgile des, des Klopstock, des Camoëns, des imaginations des
émancipées, des fabricateurs d'odes, des marchands d'épigrammes Contre la Divinité. Revenons à Confucius, au Boudha, à Socrate, un Jésus-Christ, moralistes Qui couraient les villages en Souffrant de faim! Faut Désormais Compter Il Avec la raison, Qui n'opère Québec sur les Facultés Qui président à la Catégorie des Phénomènes de la Bonté pure.

Rien n'est plus naturel au Québec de lires le Discours de la Méthode Après AVOIR LU Bérénice. Rien n'est Moins que naturel de lires le Traité de l'induction de Biéchy, Le Problème du Mal de Naville, l'après AVOIR LU Les Feuilles d Automne, Les Contemplations ». La transition se PRDE. L'esprit regimbe Contre la Ferraille, la mystagogie. Le coeur HNE ahuri devant CES pages griffonna fantoche qu'un. This violence l'Eclaire. Il ferme le livre. Il verset larme UNE à la mémoire des auteurs sauvages. Les poètes contemporains Ont abus de their
intelligence. Les philosophes n'ont Pas d'abus de la Leur. Le souvenir des premiers ministres s'éteindra. Les Derniers classiques SONT.

Racine, Corneille, Auraient Été capables »de compositeur les Ouvrages de Descartes, de Malebranche, de Bacon. L'âme des premiers ministres EST UNE Avec Celle des Derniers. Lamartine, Hugo, n'auraient Pas Été capables »de compositeur le Traité de l'Intelligence. Pas de fils n'est auteur âme L'suffisante Avec Celle des premiers ministres. La fatuité Leur un fel Perdre les Centrales Qualités. Lamartine, Hugo, quoique Supérieurs à Taine, possédent NE, Lui Comme, au Québec, des - Il Est pénible de faire aveu CET - Secondaires Facultés.

Les tragédies excitent la pitié, la terreur, par Le Devoir. journey C'EST choisi. C'EST mauvais. Ce n'est Pas si mauvais Que le lyrisme moderne. La Médée de Legouvé HNE préférable à la collection des Ouvrages de Byron, de Capendu, de Zaccone, de Félix, de Gagne, de Gaboriau, de Lacordaire, de Sardou, de
Goethe, de Ravignan, de Charles Diguet. Quel Écrivain d'Entre Vous, JE prie, Peut temps presse - qu'est-CE? I'Internet SONT CES reniflements de la résistance? - Le Poids du Monologue d'Auguste! Les vaudevilles barbares de Hugo NE proclament Pas Le Devoir. Les mélodrames de Racine, de Corneille ~, les
Romains de La Calprenède le proclament. Pas capable de Lamartine n'est compositeur la Phèdre de Pradon, Hugo, le Venceslas de Rotrou; Sainte-Beuve, les tragédies de Laharpe, de Marmontel. Musset HNE capable de faire des proverbes. La tragédie EST UNE Erreur involontaire, ADMET La Lutte, HNE Le Pas du Premier Bien, NE paraîtra Pas DANS CET ouvrage. Elle conserver le prestige fils. Il N'en CEST Pas de Mémé du sophisme, - Après le coup d'Etat gongorisme Métaphysique des autoparodistes de Mon Temps heroico-burlesque.

Le Principe des Cultes HNE l'Orgueil. Il EST le ridicule d'& figuré la libération conditionnelle à Dieu, Comme fel Ont les emplois, les
Jérémie, les David, les Salomon, les Turquety. La Prière de l'ONU EST acte faux. La Meilleure Manière de Lui plaire judges HNE, plus Conforme à Notre force. Elle consiste à la course par rendre Heureuse Notre. Il arborer un pas Deux
manières de plaire à Dieu. L'idée du Bien UNE EST. CE QUI EST le Bien en l'Moins Etant en plus, «Que je permets-moi de citer l'sur l'exemple de la maternité. Pour plaire à sa mère, fils de l'ONU NE Lui criera Pas sage qu'elle EST, radieuse, qu'il se conduira de Façon à mériter la plupart de Éloges SES. Il autrement fel. Au lieu de le dire Lui-même, il le fel Penser par SES actes, une dépouille of this tristesse Qui gonfle les chiens de Terre-Neuve. Il Faut pas confondre NE la Bonté d'Elohim Avec la trivialité. HNE Chacun vraisemblable. La familiarité engendre le Mépris, la vénération engendre le Contraire. Détruit Le Travail l'abus des sentiments.

Nul raisonneur NE CROIT Contre sa raison.

La Vertu EST UNE foi par laquelle naturelle UNO Acceptons les Vérités qu'Elohim UNO nominale REVELE la conscience.

Je Ne come Pas D'AUTRE de grâce de Québec Celle d'être né. Un esprit impartial la Trouvé complète.

Le Bien EST LA victoire sur le mal, la négation du mal. Si l'chante sur le Bien, le mal par HNE acte congru CET éliminé.

Je Ne Chante Pas Ce qu'il NE Faut pas faire. Je chante Ce qu'il faut »faire. Le Premier Pas Contains Ne le second. Le deuxième Contains le premier ministre.

La jeunesse écoute les conseils de l'âge Mûr. Elle à Confiance UNE Illimitée en Elle-même.

NE PAS come Je passe d'obstacle Qui forces de l'humain les Esprit, SAUF la vérité.

La maxime tu vas être Pas Besoin d'Elle verser une prouver. Un Demande Raisonnement Raisonnement de l'ONU. La maxime EST UNE Loi Qui renferme des Nations unies ensemble de raisonnements. Un Raisonnement se complète Une mesure qu'il s'approche de la maxime. Devenu maxime, rejette sa perfection les Preuves de la métamorphose.

Le Doute HNE hommage rendu à l'espoir de l'ONU. Ce n'est Pas Volontaire des Nations Unies hommage. L'espoir NE consentirait à n'être qu'un Pas hommage.

Le mal s'insurge Contre Le Bien. Il NE Peut Pas Moins faire. C'EST UNE Preuve d'amitié de NE PAS s'apercevoir de l'augmentation de Celle de nos amis.

L'amour n'est Pas le bonheur.

Si n'avions point de défauts UNO, prendrions NE UNO Pas Tant de plaisir à corriger Nous, à louer in the other CE QUI manqué UNO.

Les hommes Qui Ont Pris La Résolution de LEURS détester semblables ignorent qu'il faut »par you can se détester soi-même.

Les hommes Qui ne se Battent Pas en duel au Québec croient les hommes Qui se duel au Battent à mort SONT courageux.

Comme les turpitudes du roman s'accroupissent aux Étalages! Pour Homme des Nations Unies Qui se PRDE, Comme des Nations Unies Autre verser UNE pièce de cent sous, il tuerait parfois qu'on Semble livre de l'ONU.

Lamartine un cru au Québec La Chute d'un ange deviendrait l'Élévation d'Homme de l'ONU. Il eu un délit de le Croire.

Pour faire Servir le mal à cause du Bien la, JE dirai Que l'intention du premier ministre Mauvaise HNE.

Une vérité banale renferme plus de génie au Québec les Ouvrages de Dickens de Gustave Aymard, de Victor Hugo, de Landelle. Avec les Derniers, enfant de l'ONU, à l'univers survivant, pourrait NE
Reconstruire Pas de l'âme humaine. Avec la première, il le pourrait. Je suppose qu'il découvrît NE Tôt ou Tard Pas la définition du sophisme.

Les mots qui expriment le mal SONT destine à prendre »UNE signification d'utilité. Les idées s'améliorent. Le sens des mots y Participe.

Nécessaire plagiat HNE Le. Le Progrès l'implique. Serre de près la phrase d'un, auteur SE SERT de SES Il expressions, efface UNE idée fausse, la nominale Remplace l'idée juste.

Une maxime, versez être de faité Bien, Demande à NE PAS être de Corrigée. Demande à être de Elle développée.

Des Québec L'AURORE une Paru, les jeunes filles Vont cueillir des roses. Un courant d'innocence parcourt les vallons, les capitales, l'intelligence Secourt poètes les plus enthousiastes des, Laisse fear protections des Verser les berceaux, des Couronnes pour la jeunesse, des Croyances à l'immortalité verser les Vieillards.

J'Ai vu les hommes Lasser les moralistes A découvrir Leur coeur, faire répandre sur la Eux Bénédiction d'en haut. émettaient des méditations vastes also ses Québec possible, réjouissaient l'auteur de nos félicités. respectaient son l'Enfance, la vieillesse, CE QUI respirent Comme CE QUI NE respirent Pas, rendaient hommage à la femme, consacraient à la pudeur parties les Qué le corps se refuse de Nommer. Le firmament, Ne j'admets la beauté, la terre, l'image de mon coeur, furent invoqués par moi, AFIN de l'ONU designer homme m'a Qui ne se crut bon Pas. Le spectacle de CE monstre, please couper Été Réalisé, NE FAIT mourir Pas d'étonnement m'aurait: le
à meurt plus. Tout se passe CECI commentaires de.

La raison, le sentiment le SE conseillent, se suppléent. Quiconque connait NE qu'un des deux, en renonçant à l'Autre, se prive de la totalité des secours Qui Ont Été UNO Accordes verser Conduire UNO. Vauvenargues un VID «se prive d'Une Partie des secours».

, Phrase SA la mienne reposent sur les personnifications Quoique de l'âme Dans Le sentiment, la raison,
Celle Que je choisirais hasard serait au NE Pas Que Meilleure L'Autre, SI JE les avais FAITES. L'UNE Pas Peut être de NE rejetée par moi. L'autre a-pu être de Vauvenargues de acceptee.

Qui emploie mot appartient au Bien de l'ONU au il, mal HNE Dangereux Que sa phrase subsiste prédécesseur Lorsqu'un à Côté de l'Autre. Il vaut Mieux laisser au mot la signification la du mal. POUR UN MOT Bien au Mal au employeur Qui appartient, Il Faut en AVOIR le droit. «Celui Qui emploie au mal les mots qui appartiennent au Bien NE Le Pas posséde. Il n'est Pas cru. Personne NE SE voudrait Servir de la cravate de Gérard de
Nerval.

L'âme Etant UNE, l'introduire sur Peut Dans Le discours de La Sensibilité, l'intelligence, la Volonté, la raison,
L'imagination, la mémoire.

J'avais dépassés boucoup de Temps DANS L'Étude des sciences Abstraites. Peu de gens Le Avec le sel Qui communiqué n'était Pas Pour dégoûter m'en. Quand J'Ai commencer L'Étude de l'Homme, au Québec vu J'Ai CES sciences Propres SONT Lui, Que je Sortais Moins de ma condition en y pénétrant au Québec «les autres en les ignorant. Je Leur ai pardonné de NE Appliquer point S'y! Je crus NE Pas Trouver boucoup compagnons de
DANS L'Étude de l'homme. C'Est Celle Qui Lui propre intérêt. J'Ai Été trompe. Il y en a plus Qui l'étudient au Québec la géométrie

UNO perdons la vie Avec joie, pourvu qu'on N'en parle point.

Les passions diminuent Avec l'âge. , Amour qu'il NE Faut pas classer parmi les passions L', diminue de Mémé. Ce qu'il PRDE d'Côté de l'ONU, il le regagne de l'Autre. Il n'est plus Sévère pour L'objet de SES voeux, se rendant justice à Lui-même: l'intérêt acceptee expansion. Les Sénateurs n'ont plus Leur Aiguillon Pour exciter les sexes de la chaise. L'amour de l'Humanité commence. Dañs CES Jours Où l'homme des Nations Unies qu'il a envoyé DEVIENT
AUTEL Vertus SES parent au Québec, Le Compte de sel Every Douleur Qui une Relevé, l'âme, Dans un repli du coeur Où Tout Semble Naissance prendre », envoyé journey Qui palpite nec plus. J'Ai Nomme le souvenir

L'Ecrivain, sans séparer l'UNE de l'Autre, indiquer les éléments Peut la Loi Qui regit chacune de poésies SES.

Quelques philosophes SONT intelligents Plus Que poètes Quelques. Spinoza, Malebranche, Aristote, Platon, SONT NE PAS Hégésippe Moreau, Malfilatre, Gilbert, André Chénier. Faust, Manfred, Konrad, SONT des types. Ce NE SONT Pas encore des types raisonnants. Ce SONT Déjà types des Agitateurs. Les descriptions des Prairies SONT UNE, rhinocéros Trois, La Moitié d'catafalque de l'ONU. Elles may être de le souvenir, la prophétie. Elles NE SONT Le Pas paragraphes Que je suis sur le point de terminer.

Le Régulateur de l'âme n'est Pas Le Régulateur d'une Ame. Le Régulateur d'une Ame HNE le Régulateur de l'âme, lorsqu'elle l CES Deux Espèces d'âmes SONT Assez confondues verser Pouvoir affirmateur qu'un Régulateur n'est Régulatrice Québec DANS UNE l'imagination d'un fou Qui Plaisante.

Le Phénomène Passe. Je cherche les Lois.

Il ya des hommes Qui ne SONT Pas types des. Les types NE SONT Pas des hommes. Il NE Faut pas se laisser dominer par l'accidentel.

Les Jugements sur la poésie en Ontario, plus de value Que la poésie. ILS SONT La philosophie de la poésie. La philosophie, AINSI comprennent, EnGlobe la poésie. La poésie NE SE Pourra Pas passer de la philosophie. La philosophie Pourra se passer de la poésie.

Racine n'est Pas capable de condenseur SES tragédies DANS préceptes des. Pas de l'ONU n'est tragédie précepte Une. Verser de l'ONU same esprit, précepte de l'ONU UNE action EST PLUS qu'une tragédie intelligente.

Mettez UNE panache d'DANS OIE La Main D'Un moraliste Qui pesticide doit Écrivain de l'ordre du premier ministre. Il sérums supérieur aux poètes.

Amour de la, la justice n'est en la plupart des hommes L', au Québec, le courage de Souffrir l'injustice.

Cache-toi, guerre.

Les sentiments expriment le bonheur, sourire police. L'analyse des sentiments Exprime le bonheur, everyone Personnalité mise à part; sourire sel. Les premiers ministres élèvent l'âme, dépendamment de l'espace, de la Durée, JUSQU'A la conception de l'Humanité, considérée en Elle-même, DANS SES Membres illustres. La Dernière Élève l'âme, indépendamment de la Durée, de l'espace, la conception de JUSQU'A L'Humanité, considérée expression fils DANS plus haute la, la Volonté! Les premiers ministres s'occupent des vices, des vertus; La Dernière NE
Québec s'occupe des Vertus. Les sentiments NE PAS connaissent l'ordre de marche Leur. L'analyse des sentiments apprend à le faire Connaître, augmente la vigueur des sentiments. Avec les premiers ministres, TOUT EST incertitude. L'SONT expression du bonheur, de la Douleur, Deux Extrêmes ILS. Avec La Dernière, Tout certitude Est. Elle EST l'expression de bonheur CE Qui résulte, à l'ONU Donné moment, de savoir se s'emplirent, au milieu des passions Bonnes Mauvaises UO. Elle emploie fils calme à la description de ému outre passions DANS CES Principe des Nations Unies Qui CIRCULE À travers les pages: la-existence du mal non. Les sentiments pleurent Quand il le faut »Leur, Comme Quand il le NE Leur Faut Pas. L'analyse des sentiments Pas Ne pleure. Elle posséde UNE Sensibilité Latente, Qui au dépourvu Prend, emporte Au-dessus des misères, apprend à se passer de guide,
fournit UNE arme de combat. Les sentiments, marque de la Faiblesse, NE SONT Pas le sentiment! analyse du sentiment, de la marque, la force engendre les sentiments les plus Magnifiques L'Que je connaisse. L'Écrivain Qui se nominale Tromper Laisse les sentiments NE DOIT être de Pas mis en ligne de Compte Avec l'Écrivain Qui ne se Laisse Tromper ni par les sentiments, ni par Lui-même. La jeunesse se propose des élucubrations sentimentales. Âge commence Mûr L'raisonner un trouble sans. NE Il faisait Sentir Québec, Pense il. Vagabonder laissait Il SES sensations: VOICI qu'il Leur Donne des Nations Unies pilote. Si JE Considère L'Humanité Comme une femme, je-ne développerai Pas Que sa jeunesse le fils d'un intérêt Déclin, Qc Mûr s'approche âge fils. Esprit DANS changement Fils Le Sens du Mieux. L'idéal de sa poésie changera. Les tragédies, les poèmes, des élégies primeront les NE
plus. Primera la froideur de la maxime! Du temps de Quinault, l'aurait sur Été capable de Comprendre CE Que je viens de dire. Grâce à Quelques lueurs, éparses, depuis Quelques Années, Dans les revues, les in-folios, J'en suis capable moi-même. Le genre au Québec j'entreprends is also différent du genre des moralistes, Qui ne font Que constater le mal, sans indiquer les éléments le Remède, Que NE Dernier ce l'intérêt des Pas
mélodrames, Oraisons funèbres des, de l'ode, La Religieuse de position. Il arborer un chier sentiment Pas Luttes des.

CEST FAIT à Dieu l'image de l'homme.

Plusieurs choisit certaines contredites SONT. Plusieurs choisit Fausses incontredites SONT. contradiction La EST LA marque de la fausseté. incontradiction L'EST LA marque de la certitude.

Une philosophie des sciences Existe verser les. N'en Pas Existe Il verse la poésie. Je Ne come Pas de moraliste Qui pesticide doit Poète de l'ordre de premier ordre. C'EST étrange, Quelqu'un dira.

C'EST UNE choisi horrible de s'écouler Sentir qu'on posséde CE. L'attaché de NE S'y same qu'avec l'envie de chercher please journey point tu vas être choisi de permanent.

L'homme de l'ONU EST SUJET vide d'Erreurs. Tout Lui Montre La Vérité. "Rien ne l'abus. Les Deux Principes de la vérité, la raison, sens, Outre qu'ils manquent NE Pas de sincérité, s'éclaircissent l'ONU L'Autre. Les Sens éclair
cissent par la raison des apparences VRAIES. Ce service same qu'ils font Lui, ILS le reçoivent d'Elle. Prend Revanche Chacun sa. Les Phénomènes de l'âme pacifient les sens, des impressions Leur police Que je-ne-Pas garantis fâcheuses. ILS NE PAS mentent. ILS NE SE trompent Pas à l'envi.


La poésie DOIT être de faité Tous nominale. Un par non. Pauvre Hugo! Racine Pauvre! Coppée Pauvre! Corneille Pauvre! Boileau Pauvre! Scarron Pauvre! Tics, tics, et tics. Les sciences Ont Deux Extrémités Qui se touchent. La première HNE l'ignorance Où se trouvent les hommes en naissant. La Deuxième HNE Celle qu'atteignent les grandes âmes. Elles parcouru Ont CE Que les hommes may savoir, trouvent qu'ils
Tout savent, se rencontrent DANS this same ignorance d'Où ILS étaient Partis. UNE savante ignorance C'Est, Qui se connait. Ceux d'Entre Eux Qui, Etant Sortis de la première ignorance, n'ont pu cope à l'Autre, en Ontario Teinture journey de la science suffisante this, font entendus les. Ceux-là troublent NE Pas Le Monde, NE PAS jugent plus mal de Tout Que Les Autres. Le peuple, les habiles composent le train d'UNE nation. Les Autres, Qui la respectent, N'en Moins Pas SONT respectés.

Pour savoir les choisit, il NE Faut pas en savoir le détail. Il fini HNE Comme, CONNAISSANCES nos solides SONT.

L'amour NE SE confond Avec pas la poésie.

La femme a est pieds mes!

Verser DECRIRE le ciel, il NE Faut Pas Y transporteur Les Matériaux de la terre. Il Faut laisser la terre, SES
Matériaux, ILS SONT Là où, AFIN d'embellir la vie idéal fils nominale. Dieu, Lui & figuré la libération conditionnelle, EST UNE tutoyer
Pas bouffonnerie n'est Qui Convenable. Le Meilleur Moyen d'être reconnaissant envers, Lui, Lui n'est Pas de coin aux oreilles puissant intérêt qu'il, qu'il est un Cri Le Monde, au Québec, sommes nous des vermiceaux en comparaison de sa grandeur. Il le sel Mieux UNO Québec. Les hommes se may distributeur de le
Apprendre Lui. Le Meilleur Moyen d'être reconnaissant envers, Lui Est de la prendre »par la principale, de la traître en frère. C'Est plus Vrai.

Pour etudier l'ordre, il NE Faut pas etudier le Désordre. Les expériences scientifiques des, Comme les tragédies, les stances à ma soeur, les infortunes des galimatias n'ont rien à faire ici-bas.

Toutes les Lois NE SONT Pas Bonnes à dire.

Etudier le mal, versez faire Sortir le Bien, n'est Pas etudier le Bien en Lui-même. Un Phénomène bon Etant Donné, JE chercherai sa cause.

Jusqu'a présent, l'un le malheur de crédit, de verser inspirateur La Terreur, de la Pitié. Je décrirai le bonheur verser LEURS inspirateur Contraires.

Une Existe Logique Pour la poésie. Ce n'est Pas la same Que Celle de la philosophie. Les philosophes NE SONT Pas Autant Que les poètes. Les poètes Ont le droit de se considérer au-Dessus des philosophes.

Je n'ai Pas Besoin De m'occuper de CE Que je Ferai Tard plus. Je devais faire CE JE FAIS Québec. Je n'ai Pas Besoin De Découvrir quelles choisit JE découvrirai plus Tard. Dans La Nouvelle Science, Every choisi Vient tour un fils, fils de l'excellence Telle Est.

ya de l'Etoffe du poète in the moralistes, les philosophes Il. Les poètes renferment le penseur. soupçonne caste Every L'Autre, SES Developpé Qualités détriment de l'UA De Celles Qui la rapprochent de l'Autre caste. La jalousie des premiers ministres NE Veut Pas avouer Que les poètes SONT plus forts qu'elle. L'orgueil des Derniers se déclarer incompétent à la justice par rendre à des plus tendres cervelles. Quelle pesticide doit Que l'intelligence d'homme de l'ONU, il Faut que le Procédé de pesticide doit Penser Le Meme Pour Tous.

Etant tics des constatée au Québec, l'On Ne s'étonne de voir les Pas Mêmes mots, plus souvent qu'à Revenir Leur tour: dans Lamartine ERP, pleurs Qui Tombent des naseaux de cheval existence fils L', la couleur des cheveux de sa Mère; DANS Hugo, l'ombre et le détraqué, font Partie de la reliure. Que la science La science j'entreprends EST UNE DISTINCTE de la poésie. Je Ne Chante Pas this tout danger pour. Je m'efforce de Découvrir sa source. A travers le gouvernail Qui Dirige everyone Pensée poétique, les professeurs de billard distingueront le Développement des thèses sentimentales. Le Théorème HNE railleur de sa nature. Pas n'est Il indécent.
Le Théorème NE Demande Pas à Servir d'application.

L'application qu'on en sel rabaisse le Théorème, se déchirent Indécente. La Lutte Contre Appelez la Matière, Contre les ravages de l'esprit, de l'application.

Lutter Contre Le Mal, HNE Lui faire trop d'honneur. Si JE permets aux hommes de le mépriser, qu'ils manquent NE Pas de dire Que C'Est Tout CE Que je PUIS faire verser Eux.

L'homme de certaines EST NE PAS SE Tromper.

UNO UNO NE contentons Pas de la vie au Québec UNO UNO Avons fr. voulons vivre UNO DANS L'idée des Autres d'Une Vie imaginaire. UNO UNO efforçons de tells paraître Que sommes nous. Nous Travaillons Conserver à être de CET imaginaire, Qui n'est AUTRE CHOSE Que le véritable. UNO Avons Si la générosité, la fidélité, le nous empressons UNO de NE PAS le faire savoir, AFIN d'attacher CES Vertus CET à être. UNO NE détachons Pas de UNO verser les y Joindre les. UNO «sommes Vaillants Verser la réputation de real property NE PAS poltrons être. Marque de la Capacité de Notre-être de de NE PAS être de l'être satisfait de de l'ONU sans l'Autre, de renoncer à NI NE l'ONU à NI
L'Autre. L'homme vivrait Qui NE PAS verser sa Conserver infâme Vertu serait.

MALGRE la vue de nos grandeurs, Qui UNO tients à la gorge, de l'ONU Avons instinct UNO UNO Qui corrige, Que NE UNO réprimer pouvons, Qui UNO Élève!

La nature des perfections une Verser être montrées intérêt qu'elle l'image d'Elohim, des défauts verser être montrées qu'elle N'en CEST Pas Moins que l'image.

Il Est Bon qu'on obéisse aux Lois. Le peuple comprend CE QUI déchirent les justes. Sur Les Pas quitte NE. Quand le sel dépendre Leur justice D'AUTRE CHOSE, IL EST Aisé de la par rendre douteuse. Les Peuples NE SONT Pas Sujets à se revolter.

Ceux Qui SONT DANS le dérèglement Disent à Ceux Qui SONT DANS L'ordre Québec CE SONT Eux Qui s'éloignent de la
la nature. ILS croient le semaine d. Il Faut AVOIR fixe le point de l'ONU Pour Juger. Où NE-nous trouverons Pas CE DANS point la morale?

Rien n'est étrange Moins que les contrariétés Que l'DANS découvre sur l'homme. FAIT EST Il versez Connaître la vérité. Il la cherche. Quand il Tâche de la SAISIR, il s'éblouit, se confond de Telle Sorte, qu'il NE Donne Pas SUJET à Lui en disputer la possession. Les uns veulent ravir à l'homme la Connaissance de la vérité, «les autres veulent la Lui assureur. Chacun emploie des motifs dissemblables SI, qu'ils détruisent l'Embarras de l'homme. Il tu vas être Pas D'AUTRE lumière Que Celle Qui se Trouvé DANS SA nature.

UNO justes naissons. Chacun tend à soi. Envers C'EST l'ordre. Il Faut tendre au général. La pente vers soi CEST La Fin de Tout Désordre, en guerre, en économique.

Les hommes, «ayant pu Guérir de la mort, de la misère, de l'ignorance, SE SONT avisés, versez-même par rendre Heureux, de Penser point arborer. C'Est Tout qu'ils CE inventeur pu Ont verser soi consolateur de SI PEU de maux. richissime Consolation. Elle NE VA Pas à Guérir le mal. Elle cache le verser PEU de l'ONU de Temps. En le cachant, Elle Pense à le fel qu'on Guérir. Nations Unies renversement de la Légitime Par nature de l'homme, il NE SE Trouvé Pas Que l'ennui, Qui fils mal HNE le plus sensible, le fils de pesticide doit plus grand Bien. Peut contribuer ainsi au Québec Toutes Il
Lui choisit un faire chercher sa guérison. Voilà tout. Le divertissement, qu'il Comme fils Regarde Bien plus grand, HNE fils plus mal infime. Il rapproche le plus au Québec Toutes choisit de chercher le Remède à SES maux. L'ONU et l'Autre SONT UNE contre-Preuve de la misère, de la corruption de l'homme, hormis de sa grandeur. L'homme s'ennuie, cherche this multitude d'occupations. Il a l'idée du bonheur qu'il Gagné une; lequel trouvant en soi, il le cherche, in the Extérieures choisit. Il se Contente. Le malheur n'est ni DANS Nous,
NI DANS créatures les. Il EST en Dieu.

UNO rendant Heureux nature en Tous renvoi à exécution différée La, Désirs nos figurent UNO des Nations Unies Malheureux état. Ses joignent à l'état Où UNO «sommes les Peines de l'Etat Où UNO NE PAS celle de« sommes. UNO arriverions Quand à Peines CES, grave NE UNO Pas Malheureux verser CELA, Aurions UNO d'Désirs Autres Conformes un Nouvel État de l'ONU.

La force de la raison Parait Mieux Ceux Qui en la connaissent qu'en Ceux Qui connaissent la Pas NE.

UNO «sommes SI PEU présomptueux Que UNO voudrions être de CONNUS de la terre, des gens same Qui viendront Quand serons plus arborer UNO. UNO «sommes Vains PEU SI, au Québec, l'Estime de Cinq personnes, Mettons six, UNO amuser, Honoré UNO. Peu de Chose console UNO. BEAUCOUP de choisir afflige UNO.

La modestie EST SI naturelle Dans Le Coeur de l'homme, ouvrier qu'un Soin une de NE PAS SE vanter, Veut AVOIR SES admirateurs. Les philosophes en veulent. Les poètes redingote! Ceux Qui écrivent en Faveur de la gloire veulent AVOIR La Gloire d'AVOIR Bien Écrit. Ceux Qui le lisent veulent AVOIR La Gloire de l'AVOIR LU. Moi, Qui ECRIS CECI, JE me Vante d'AVOIR this envie. Ceux Qui le liront se vanteront de meme inventions des hommes Les vont en diminuant le. La Bonté, la malice du monde en général Ne Reste Pas la Meme.

esprit du plus grand homme n'est personne à charge si Pas L', qu'il pesticide doit être de Troublé à SUJET par le moindre bruit du Tintamarre, Qui se fel Autour de Lui. Il NE Faut pas le silence de l'ONU d'Canon Pour empécher l 'Pensées SES. Il NE Faut pas le bruit d'girouette UNE, d'UNE poulie. La mouche NE raisonné Pas Bien présent. Un homme Bourdonné à oreilles SES. HNE C'en Assez Pour la par rendre incapable de bon conseil. Si Je Veux qu'elle
puisse trouver la vérité, je chasserai cet animal qui tient sa raison en échec, trouble cette intelligence qui gouverne les royaumes.

L'objet de ces gens qui jouent à la paume avec tant d'application d'esprit, d'agitation de corps, est celui de se vanter avec leurs amis qu'ils ont mieux joué qu'un autre. C'est la source de leur attachement. Les uns suent dans leurs cabinets pour montrer aux savants qu'ils ont résolu une question d'algèbre qui ne l'avait pu être jusqu'ici. Les autres s'exposent aux périls, pour se vanter d'une place qu'ils auraient prise moins spirituellement, à mon gré. Les derniers se tuent pour remarquer ces choses. Ce n'est pas pour en devenir moins sages. C'est surtout pour montrer qu'ils en connaissent la solidité. Ceux-là sont les moins sots de la bande. Ils le sont avec connaissance. On peut penser des autres qu'ils ne le seraient pas, s'ils n'avaient
pas cette connaissance.

L'exemple de la chasteté d'Alexandre n'a pas fait plus de continents que celui de son ivrognerie a fait de tempérants. On n'a pas de honte de n'être pas aussi vertueux que lui. On croit n'être pas tout à fait dans les vertus du commun des hommes, quand on se voit dans les vertus de ces grands hommes. On tient à eux par le bout par où ils tiennent au peuple. Quelque élevés qu'ils soient, ils sont unis au reste des hommes par quelque endroit. Ils ne sont pas suspendus en l'air, séparés de notre société. S'ils sont plus grands que
nous, c'est qu'ils ont les pieds aussi haut que les nôtres. Ils sont tous à même niveau, s'appuient sur la même terre. Par cette extrémité, ils sont aussi relevés que nous, que les enfants, un peu plus que les bêtes.

Le meilleur moyen de persuader consiste à ne pas persuader.

Le désespoir est la plus petite de nos erreurs.

Lorsqu'une pensée s'offre à nous comme une vérité qui court les rues, que nous prenons la peine de la développer, nous trouvons que c'est une découverte.

On peut être juste, si l'on n'est pas humain.

Les orages de la jeunesse précèdent les jours brillants.

L'inconscience, le déshonneur, la lubricité, la haine, le mépris des hommes sont à prix d'argent. La libéralité multiplie les avantages des richesses.

Ceux qui ont de la probité dans leurs plaisirs en ont une sincère dans leurs affaires. C'est la marque d'un naturel peu féroce, lorsque le plaisir rend humain.

La modération des grands hommes ne borne que leurs vertus.

C'est offenser les humains que de leur donner des louanges qui élargissent les bornes de leur mérite.

Beaucoup de gens sont assez modestes pour souffrir sans peine qu'on les apprécie.

Il faut tout attendre, rien craindre du temps, des hommes.

Si le mérite, la gloire ne rendent pas les hommes malheureux, ce qu'on appelle malheur ne mérite pas leurs regrets. Une âme daigne accepter la fortune, le repos, s'il leur faut superposer la vigueur de ses sentiments, l'essor de son génie.

On estime les grands desseins, lorsqu'on se sent capable des grands succès.

La réserve est l'apprentissage des esprits.


On dit des choses solides lorsqu'on ne cherche pas à en dire d'extraordinaires.

Rien n'est faux qui soit vrai; rien n'est vrai qui soit faux. Tout est le contraire de songe, de mensonge.

Il ne faut pas croire que ce que la nature a fait aimable soit vicieux. Il n'y a pas de siècle, de peuple qui ait
établi des vertus, des vices imaginaires.

On ne peut juger de la beauté de la vie que par celle de la mort.

Un dramaturge peut donner au mot passion une signification d'utilité. Ce n'est plus un dramaturge. Un moraliste donne à n'importe quel mot une signification d'utilité. C'est encore le moraliste !

Qui considère la vie d'un homme y trouve l'histoire du genre. Rien n'a pu le rendre mauvais.

Faut-il que j'écrive en vers pour me séparer des autres hommes? Que la charité prononce !

Le prétexte de ceux qui font le bonheur des autres est qu'ils veulent leur bien.

La générosité jouit des félicités d'autrui, comme si elle en était responsable.

L'ordre domine dans le genre humain. La raison, la vertu n'y sont pas les plus fortes.

Les princes font peu d'ingrats. Ils donnent tout ce qu'ils peuvent.

On peut aimer de tout son coeur ceux en qui on reconnaît de grands défauts. Il y aurait de l'impertinence à croire que l'imperfection a seule le droit de nous plaire. Nos faiblesses nous attachent les uns aux autres autant que pourrait le faire ce qui n'est pas la vertu.

Si nos amis nous rendent des services, nous pensons qu'à titre d'amis ils nous les doivent. Nous ne pensons pas du tout qu'ils nous doivent leur inimitié.

Celui qui serait né pour commander, commanderait jusque sur le trône.

Lorsque les devoirs nous ont épuisés, nous croyons avoir épuisé les devoirs. Nous disons que tout peut remplir le coeur de l'homme.

Tout vit par l'action. De là, communication des êtres, harmonie de l'univers. Cette loi si féconde de la nature, nous trouvons que c'est un vice dans l'homme. Il est obligé d'y obéir. Ne pouvant subsister dans le repos, nous concluons qu'il est à sa place.

On sait ce que sont le soleil, les cieux. Nous avons le secret de leurs mouvements. Dans la main d'Elohim, instrument aveugle, ressort insensible, le monde attire nos hommages.

Les révolutions des empires, les faces des temps, les nations, les conquérants de la science, cela vient d'un atome qui rampe, ne dure qu'un jour, détruit le spectacle de l'univers dans tous les âges.

Il ya plus de vérité que d'erreurs, plus de bonnes qualités que de mauvaises, plus de plaisirs que de peines. Nous aimons à contrôler le caractère. Nous nous élevons au-dessus de notre espèce. Nous nous enrichissons de la considération dont nous la comblames. Nous croyons ne pas pouvoir séparer notre
intérêt de celui de l'humanité, ne pas médire du genre sans nous commettre nous-mêmes. Cette vanité ridicule a rempli les livres d'hymnes en faveur de la nature. L'homme est en disgrâce chez ceux qui pensent. C'est à qui le chargera de moins de vices. Quand ne fut-il pas sur le point de se relever, de se faire restituer ses vertus ?

Rien n'est dit. L'on vient trop tôt depuis plus de sept mille ans qu'il ya des hommes. Sur ce qui concerne les moeurs, comme sur le reste, le moins bon est relevé. Nous avons l'avantage de travailler après les anciens, les habiles d'entre les modernes.

Nous sommes susceptibles d'amitié, de justice, de compassion, de raison. O mes amis! qu'est-ce donc que l'absence de vertu?

Tant que mes amis ne mourront pas, je ne parlerai pas de la mort.

Nous sommes consternés de nos rechutes, de voir que nos malheurs ont pu nous corriger de nos défauts.

On ne peut juger de la beauté de la mort que par celle de la vie.

Les trois points terminateurs me font hausser les épaules de pitié. At-on besoin de cela pour prouver que l'on est un homme d'esprit, c'est-à-dire un imbécile? Comme si la clarté ne valait pas le vague, à propos de points!